Les sables bitumineux devraient rebondir après 2020

La production de sables bitumineux devrait augmenter au cours du second semestre 2020 et en 2021, selon un rapport.
Photo: Jeff McIntosh Archives La Presse canadienne La production de sables bitumineux devrait augmenter au cours du second semestre 2020 et en 2021, selon un rapport.

La production canadienne de sables bitumineux devrait connaître cette année sa plus forte baisse jamais enregistrée, plongeant en moyenne de près de 175 000 barils par jour en raison de problèmes associés à la pandémie, a prédit un nouveau rapport. La firme de recherche IHS Markit affirme cependant que le recul de 2020 ne devrait pas affecter considérablement le reste de ses prévisions sur 10 ans.

La production de sables bitumineux atteindra 3,8 millions de barils par jour d’ici 2030, selon le rapport, ce qui représente une légère baisse par rapport aux prévisions précédentes de 3,9 millions de barils par jour, mais toujours une augmentation de 1,1 million de barils par jour par rapport à la production prévue pour 2020.

La production de sables bitumineux devrait augmenter au cours du second semestre 2020 et en 2021, alors que les réductions mises en place en raison de la baisse des prix seront récupérées, et que la capacité, qui n’a encore jamais été pleinement utilisée, augmentera. Selon le rapport, la production des sables bitumineux d’ici 2022 pourrait être supérieure de 300 000 barils par jour à celle de 2019 si le gouvernement de l’Alberta assouplissait son programme de réduction du pétrole, introduit au début de 2019 afin de mieux aligner la production sur la capacité de livraison limitée du réseau de pipelines.

La majeure partie de la croissance de la production devrait provenir de petits investissements dans des projets où un certain capital a déjà été déployé, et moins du tiers devrait provenir de nouvelles activités ou de l’expansion de projets. « Malgré les chocs induits par la COVID en 2020, les attentes à long terme pour les sables bitumineux canadiens ne sont pas loin de ce qui était prévu avant la pandémie », a affirmé le vice-président de l’IHS, Kevin Birn.

« L’ampleur de la capacité de production installée qui existe aujourd’hui, l’absence de déclins de production importants dans les activités existantes à moyen et long terme et la capacité à optimiser et à tirer parti des activités actuelles soutiennent la croissance. »

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