Les revenus d'Aéroports de Montréal plongent au deuxième trimestre

L’exploitant de l’aéroport Montréal-Trudeau et de l’Aérocité internationale de Mirabel a affiché une perte avant impôts, intérêts et amortissement de 26 millions pour le trimestre clos à la fin juin.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’exploitant de l’aéroport Montréal-Trudeau et de l’Aérocité internationale de Mirabel a affiché une perte avant impôts, intérêts et amortissement de 26 millions pour le trimestre clos à la fin juin.

L’aéroport international Montréal-Trudeau a accueilli plus de 30 fois moins de passagers au deuxième trimestre que l’an dernier, et les revenus d’Aéroports de Montréal (ADM) ont plongé de 83,5 % pendant cette période marquée par la pandémie de COVID-19.

L’exploitant de l’aéroport Montréal-Trudeau et de l’Aérocité internationale de Mirabel a affiché une perte avant impôts, intérêts et amortissement de 26 millions pour le trimestre clos à la fin juin, ce qui se comparait à un bénéfice d’exploitation de 85,4 millions pour la même période l’an dernier.

Le secteur de l’aviation a été essentiellement paralysé au deuxième trimestre, en raison des mesures imposées par les autorités sanitaires pour ralentir la pandémie du nouveau coronavirus. Les frontières entre plusieurs pays sont toujours fermées, notamment celle entre les États-Unis et le Canada.

83,5%
C’est la chute des revenus d’ADM pour cette période.

Le trafic à l’aéroport international Montréal-Trudeau s’est chiffré à environ 156 000 passagers pour le trimestre, en baisse de 96,9 % par rapport à la même période l’an dernier. Le trafic international a enregistré une baisse de 97,2 %, le trafic transfrontalier avec les États-Unis a observé une décroissance de 99 %, et le trafic domestique a décru de 95,3 % par rapport au deuxième trimestre de 2019.

Les charges d’exploitation du plus récent trimestre se sont chiffrées à 40,7 millions, en baisse de 27,3 % par rapport à l’année précédente. Ce recul s’explique notamment par la réduction des activités et la fermeture temporaire de certaines zones de l’aérogare de Montréal. En outre, des baisses salariales ont été mises en place et ADM n’a pas remplacé certains postes laissés vacants par des départs. ADM s’est aussi prévalue du programme de subvention salariale d’urgence du Canada.

« Les résultats obtenus pour ce deuxième trimestre témoignent des effets dévastateurs de la pandémie sur la santé financière de notre organisation et auront un impact certain sur la capacité d’ADM à livrer certains projets sur notre site aéroportuaire, qui sont essentiels pour le bien de la communauté », a affirmé dans un communiqué le président-directeur général d’ADM, Philippe Rainville.

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