L’emploi des femmes miné par la COVID-19

Les femmes ont tendance à travailler dans les secteurs les plus durement touchés par la crise, et leur niveau d’emploi a été plus lent à rebondir à mesure que l’économie connaît sa réouverture, a précisé le rapport.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Les femmes ont tendance à travailler dans les secteurs les plus durement touchés par la crise, et leur niveau d’emploi a été plus lent à rebondir à mesure que l’économie connaît sa réouverture, a précisé le rapport.

La participation des femmes à la population active a reculé à son plus faible niveau en trois décennies à cause de la pandémie de COVID-19, révèle une nouvelle étude de la Banque Royale. Selon le document des services économiques de la banque, 1,5 million de femmes ont perdu leur emploi au cours des deux premiers mois de la pandémie.

Les femmes ont tendance à travailler dans les secteurs les plus durement touchés par la crise, et leur niveau d’emploi a été plus lent à rebondir à mesure que l’économie connaît sa réouverture, a précisé le rapport. En outre, les femmes sont plus susceptibles de se retirer de la main-d’œuvre à long terme. Le tiers des femmes qui ont perdu leur emploi entre février et juin n’ont pas cherché de travail, ce qui les expose à un risque plus élevé d’absence d’emploi à long terme et à de futures pénalités salariales.

L’emploi chez les mères de tout-petits ou d’enfants d’âge scolaire a diminué de 7 % entre février et mai, comparativement à une baisse de 4 % pour les pères d’enfants des mêmes âges. Le niveau d’emploi des mères célibataires avec un bébé ou un enfant d’âge scolaire a diminué de 12 % entre février et juin, contre une baisse de 7 % pour les pères célibataires.

Selon l’étude, les femmes représentaient environ 45 % du déclin des heures travaillées pendant la crise, mais ne représenteront que 35 % de la reprise.

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