Charest plaide pour une aide à l’aérospatiale

Jean Charest est représentant pour l’Association des industries aérospatiales du Canada depuis près de deux ans.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Jean Charest est représentant pour l’Association des industries aérospatiales du Canada depuis près de deux ans.

L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest croit que « ce n’est pas tout le monde qui est égal devant la crise » causée par la pandémie de COVID-19 et qu’Ottawa devrait concentrer ses efforts sur des industries qui permettront à l’économie de rebondir — comme les secteurs du transport aérien et de l’aérospatiale.

Aux côtés de John McKenna, président et chef de la direction de l’Association du transport aérien du Canada, M. Charest — qui est représentant pour l’Association des industries aérospatiales du Canada depuis près de deux ans — a livré une charge à fond de train contre le gouvernement fédéral qui tarde, comparativement à d’autres pays, à soutenir ces industries.

Ce n’est pas tout le monde qui est égal devant la crise [de la COVID-19]

 

« Le secteur aérien et le secteur de l’aéronautique sont des secteurs dont l’impact est plus profond, plus important que la moyenne des secteurs et le gouvernement le reconnaît, et c’est pour ça qu’ailleurs dans le monde, ils ont agi sur ces secteurs-là pour les stimuler et les mettre à contribution pour repartir l’économie », a fait valoir M. Charest par visioconférence, jeudi matin.

M. McKenna déplore le fait qu’aucune stratégie nationale précise n’ait été développée pour le secteur aérien, qu’il représente. Il dit que son organisation a tenté de contacter le gouvernement fédéral à plusieurs reprises depuis la mi-mars, mais s’est butée à un silence radio. Or, le gouvernement fédéral n’a offert que des programmes d’urgence. Selon M. McKenna, ce sont « des programmes qui veulent plaire à tout le monde et qui, finalement, ne plaisent à personne ».

M. Charest, de son côté, dit que ces programmes ne sont plus adaptés en période de reprise économique. « Mais la phase dont on parle, nous, et là où sont rendus les autres pays [c’est] la phase deux, qui est la phase où on stimule l’activité économique en ciblant les secteurs clés. L’aéronautique, c’est un secteur clé pour le Canada. C’est le manufacturier avancé, c’est le secteur manufacturier probablement aussi important que l’automobile, si ce n’est pas plus important à certains égards », a-t-il ajouté.

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