Les primes prolongées chez Rona et Réno-Dépot

Les milliers de salariés concernés travaillent dans les magasins Rona, Réno-Dépôt, Lowe’s, les centres d’appels, ainsi que dans les établissements de la chaîne d’approvisionnement de Lowe’s, a précisé le géant de la quincaillerie et de la rénovation.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les milliers de salariés concernés travaillent dans les magasins Rona, Réno-Dépôt, Lowe’s, les centres d’appels, ainsi que dans les établissements de la chaîne d’approvisionnement de Lowe’s, a précisé le géant de la quincaillerie et de la rénovation.

La prime COVID-19 de 2 $ l’heure que touchent les travailleurs des magasins Réno-Dépôt et Rona continuera finalement d’être versée durant tout le mois de juillet.

Lowe’s Canada a confirmé l’information lundi, à la grande satisfaction du principal syndicat du secteur, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ. Au départ, cette prime de 2 $ l’heure avait été annoncée pour une durée indéterminée, a indiqué la direction de l’entreprise en entrevue.

Les milliers de salariés concernés travaillent dans les magasins Rona, Réno-Dépôt, Lowe’s, les centres d’appels, ainsi que dans les établissements de la chaîne d’approvisionnement de Lowe’s, a précisé le géant de la quincaillerie et de la rénovation. « Nous voulons reconnaître le travail acharné de nos associés et leur dévouement constant pour servir nos clients et répondre à leurs besoins, tant en magasin qu’en ligne », a expliqué le vice-président principal aux ressources humaines chez Lowe’s Canada, Marc Macdonald.

Une preuve

Le syndicat des TUAC s’est réjoui de l’annonce, lui qui représente 35 000 travailleurs dans le commerce de détail au Québec — quincailleries et épiceries. « C’est une preuve que, malgré le déconfinement, la valeur de notre travail doit être reconnue en tout temps, pas juste en temps de crise », a commenté en entrevue la responsable des communications des TUAC, Roxane Larouche.

Les TUAC se promettent d’ailleurs de « maintenir la pression » sur les employeurs pour que la rémunération de ces travailleurs soit bonifiée à plus long terme et que cela se traduise dans les conventions collectives.

Nous voulons reconnaître le travail acharné de nos associés et leur dévouement constant

 

D’ailleurs, l’employeur confirme que la bonification de la rémunération devient pour lui un atout pour attirer de la main-d’œuvre, dans une ère où cela est difficile. « Dans un contexte où recruter est un défi, nous pensons que la prolongation de la prime temporaire spéciale sur le taux horaire pendant le mois de juillet nous permettra d’attirer et de retenir des associés talentueux dans tout le pays », a souligné M. Macdonald. « Ça leur sert de levier pour faire de l’embauche et de la rétention de main-d’œuvre », croit aussi Mme Larouche, des TUAC.

Chez Lowe’s Canada, plus d’un millier de postes sont encore vacants dans les différents établissements, tant pour du travail à temps partiel qu’à temps complet, notamment 510 en Ontario et 435 au Québec, a-t-on précisé. Lowe’s emploie 26 000 personnes au pays.

Les travailleurs de l’alimentation ont été moins chanceux que ceux des quincailleries, puisqu’en général, leurs primes prennent fin en juin. Cargill fait toutefois exception, puisque les primes y seront maintenues jusqu’à la fin du mois d’août, a noté le syndicat des TUAC.

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