Impossible de rattraper les retards, prévoient 39% des entrepreneurs

Le sondage indique également que les difficultés de recrutement de maind’oeuvre constituent encore le principal défi pour 46% des entrepreneurs en construction.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le sondage indique également que les difficultés de recrutement de maind’oeuvre constituent encore le principal défi pour 46% des entrepreneurs en construction.

La fermeture des chantiers de construction au plus fort de la crise du coronavirus a laissé des cicatrices : 39 % des entrepreneurs pensent qu’il leur sera impossible de rattraper les retards pris.

Un sondage réalisé ce mois-ci par la Commission de la construction du Québec auprès d’entrepreneurs et de travailleurs donne ainsi un portrait de l’état de l’industrie après la reprise des chantiers. Ainsi, 40 % des entrepreneurs interrogés estiment qu’il leur sera possible de rattraper le retard pris par la fermeture des chantiers, alors qu’autant, soit 39 %, pensent que cela leur sera impossible. 21 % ne le savent pas encore.

Le sondage indique également que les difficultés de recrutement de main-d’œuvre constituent encore le principal défi pour 46 % des entrepreneurs en construction et 48 % d’entre eux jugent que ces difficultés se sont aggravées dans la dernière année. Après les difficultés de recrutement, ce sont les défis touchant la compétence et la qualité de la main-d’œuvre qui préoccupent le plus les entrepreneurs.

 
34%
C’est le taux des entrepreneurs qui ont répondu au sondage qui jugent que leur capacité de travail a diminué depuis la reprise des chantiers.

De même, 34 % des entrepreneurs qui ont répondu au sondage jugent que leur capacité de travail a diminué depuis la reprise des chantiers. Pourtant, chez les travailleurs, 77 % estiment que leur rendement au travail n’a pas été touché depuis la reprise des chantiers. Ils sont tout de même 16 % à croire que leur rendement a diminué. Néanmoins, la Commission de la construction conclut que « la reprise semble robuste dans l’industrie de la construction ».

La Commission admet toutefois que « les anticipations des employeurs quant à l’activité future se sont un peu assombries ». Par exemple, 60 % des employeurs prévoient d’embaucher autant ou plus de travailleurs au cours des 12 prochains mois, alors que la proportion était de 76 % à pareille date l’an dernier. De même, le quart des employeurs prévoient que leur volume de travail va diminuer au cours des 12 prochains mois, alors que la proportion atteignait seulement 5 % l’an dernier à pareille date.

Le sondage a été réalisé auprès de 1085 entrepreneurs et 2234 salariés, du 1er au 15 juin dernier.

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