Les mises en chantier ont reculé en mai, en excluant le Québec

Un employé travaille à la réparation d’une toiture à Montréal.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Un employé travaille à la réparation d’une toiture à Montréal.

La cadence annuelle des mises en chantier a diminué de 20,4 % en mai par rapport à avril, en excluant le Québec, a indiqué lundi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Hors Québec, le rythme annuel des mises en chantier est tombé à 132 576 en mai, contre 166 477 en avril, la cadence des mises en chantier en Ontario ayant ralenti de 40 %.

L’agence fédérale n’a pas effectué son enquête mensuelle sur les mises en chantier et les achèvements au Québec en avril, à la suite de l’introduction de mesures liées à la pandémie à la fin mars qui ont paralysé la construction dans la province. La construction résidentielle au Québec a repris le 20 avril et la SCHL y a repris son enquête en mai.

20,4 %
C’est la diminution de la cadence annuelle des mises en chantier en mai, par rapport à avril, en excluant le Québec.

La moyenne mobile de six mois des taux annuels mensuels désaisonnalisés de mises en chantier était de 196 750 unités en mai, en baisse par rapport à 198 644 en avril. En excluant le Québec, elle a atteint 151 072 unités en mai, en baisse par rapport à 155 600 unités en avril.

L’économiste Rishi Sondhi, de la Banque TD, a souligné que la construction résidentielle avait généralement résisté à la pandémie.

« Bien que ce résultat puisse en surprendre certains, nous notons que la construction de logements est en partie fonction de la demande de logements passée, qui a été forte », a écrit M. Sondhi dans un rapport. « De plus, la plupart des provinces n’ont pas fermé leurs secteurs de la construction en réponse à l’épidémie. »

M. Sondhi a noté qu’il était juste de se demander combien de temps cette résilience durerait. « La délivrance de permis a fortement reculé en avril, ce qui pourrait annoncer une faiblesse à court terme.

En regardant plus loin, la perspective d’une croissance démographique nettement plus lente au cours des prochains trimestres assombrit les perspectives à moyen terme de la construction de logements. »

51% à 75%
C’est la proportion des mises en chantier prévue par la SCHL au cours du deuxième semestre de 2020, par rapport à leurs niveaux d’avant la COVID-19.

Dans ses perspectives le mois dernier, la SCHL a indiqué que les ventes de maisons existantes devraient chuter d’entre 19 % et 29 % par rapport à leur niveau précédant la COVID-19, avant d’entamer une reprise lente et progressive en 2021.

Elle a calculé que les prix moyens des maisons pourraient reculer d’entre 9 % et 18 % dans ses prévisions, avant de commencer à remonter au premier semestre 2021.

La SCHL a estimé que les mises en chantier devraient se situer entre 51 % et 75 % au cours du deuxième semestre de 2020, par rapport à leurs niveaux d’avant la COVID-19, avant de commencer à se redresser au premier semestre de 2021, à mesure que les conditions économiques s’amélioreront.

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