Une dette moyenne de 150 000$ pour les PME au Canada

Les secteurs les plus durement touchés par la crise sont ceux de l’hébergement, de la restauration, des arts et des services personnels.
Getty Images Les secteurs les plus durement touchés par la crise sont ceux de l’hébergement, de la restauration, des arts et des services personnels.

Selon le dernier sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les PME ont accumulé une dette moyenne de 150 000 $ en raison de l’arrêt prolongé de leurs activités. Leurs propriétaires s’endettent davantage et puisent à présent dans leurs économies personnelles.

« Les liquidités et l’endettement continuent de figurer parmi les principales préoccupations des propriétaires de PME, alors que les restrictions et les fermetures de certaines entreprises sont toujours en place dans plusieurs provinces. Les retards de paiement des factures s’accumulent et, sans financement supplémentaire, la reprise de leurs activités ainsi que la relance de l’économie sera difficile », fait remarquer Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales à la FCEI.

Selon le sondage de la FCEI, un tiers des propriétaires de PME disent être en retard dans le paiement de leurs principales factures (loyer, cartes de crédit, principaux fournisseurs). Les secteurs les plus durement touchés sont ceux de l’hébergement et de la restauration, des arts et des services personnels.

De plus, 37 % des chefs de PME puisent dans leurs économies personnelles pour financer leur entreprise et 34 % utilisent leurs cartes de crédit. Ces chiffres grimpent à 44 % et 42 % respectivement pour les entreprises de moins de quatre employés. « Bien que la dette médiane des PME se chiffre à 40 000 $, la dette moyenne dépasse 150 000 $, ce qui signifie que certaines entreprises accusent un coup financier particulièrement dur », ajoute l’association.

« Les propriétaires de PME ont rapidement besoin d’un meilleur accès au financement. Le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes a été utile au début de la pandémie, mais aujourd’hui, les entreprises qui sont en difficulté sont toujours très nombreuses et elles seront bientôt à court d’argent », a renchéri M. Guénette.

« Avec la reprise des activités qui s’étend à de plus en plus de provinces et de secteurs, les entreprises vont avoir besoin de financement pour acheter et installer de l’équipement de protection individuelle, regarnir leurs inventaires, réembaucher leurs employés et rouvrir leurs portes », a-t-il ajouté.

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