2,7 millions d’emplois privés détruits en mai aux États-Unis

<p>Le pire a été évité principalement parce qu’il y a eu de premières réouvertures d’entreprises, ce qui a favorisé des embauches.</p>
Photo: David McNew Getty images Agence France-Presse

Le pire a été évité principalement parce qu’il y a eu de premières réouvertures d’entreprises, ce qui a favorisé des embauches.

Les entreprises privées aux États-Unis ont détruit 2,7 millions d’emplois en mai à cause de la pandémie, un chiffre énorme mais bien inférieur à celui d’avril, selon l’enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP publiée mercredi.

C’est moins mauvais que ce à quoi s’attendaient les analystes, qui tablaient sur 9 millions d’emplois détruits. C’est surtout bien inférieur aux 20 millions d’emplois détruits en avril.

Le pire a été évité principalement parce qu’il y a eu de premières réouvertures d’entreprises, ce qui a favorisé des embauches.

Toutefois, « l’impact de la crise du COVID-19 continue de peser sur les entreprises de toutes tailles », a déclaré Ahu Yildirmaz, codirecteur de l’ADP Research Institute, cité dans le communiqué.

« Alors que le marché du travail est encore sous le choc des effets de la pandémie, la perte d’emplois a probablement culminé en avril », mais de nombreux États ont par la suite commencé à autoriser les entreprises à rouvrir progressivement, a ajouté M. Yildirmaz.

Aux États-Unis, chacun des 50 États qui composent le pays est responsable des mesures de confinement et de la reprise de l’activité.

La moitié des destructions d’emplois du mois passé vient des plus grosses entreprises c’est-à-dire celles comptant plus de 1000 employés.

C’est le secteur des services qui a payé le plus lourd tribut, avec plus de 1,9 million d’emplois détruits, et notamment les entreprises du secteur du commerce et des transports, qui en ont perdu 826 000.

Les entreprises fabriquant des biens ont perdu 794 000 emplois, dont la quasi-totalité dans l’industrie manufacturière, selon le rapport.

Les données d’ADP sont considérées comme un baromètre du rapport sur l’emploi qui doit être publié vendredi par le ministère du travail.

Le taux de chômage pourrait avoir frôlé les 20 % au mois de mai, après être grimpé à 14,7 % en avril.

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