Un fonds pour le gaz naturel renouvelable

Avec le fonds d’investissement GNR Québec Capital, des partenaires, notamment du milieu agricole ou municipal, pourront avoir accès au capital et à l’expertise nécessaire leur permettant de développer et d’exploiter des installations de traitement des déchets organiques.
Photo: iStock Avec le fonds d’investissement GNR Québec Capital, des partenaires, notamment du milieu agricole ou municipal, pourront avoir accès au capital et à l’expertise nécessaire leur permettant de développer et d’exploiter des installations de traitement des déchets organiques.

Le Fonds de solidarité et Xebec Adsorption jettent les bases d’un véhicule d’investissement visant à soutenir le développement de projets de gaz naturel renouvelable (GNR). Sur dix ans, le fonds vise un investissement de 400 millions de dollars.

Xebec, fournisseur de solutions d’énergie propre, et le Fonds de solidarité FTQ ont annoncé la création du fonds d’investissement GNR Québec Capital, y injectant chacun 10 millions. GNR sera donc doté d’une capitalisation initiale de 20 millions, avec pour mission d’accroître la production de gaz naturel renouvelable au Québec.

Ainsi, des partenaires, notamment du milieu agricole ou municipal, auront accès au capital et à l’expertise nécessaire leur permettant de développer et d’exploiter des installations de traitement des déchets organiques.

Il est prévu que le partenariat reçoive un total de 100 millions en fonds propres de Xebec, du Fonds et d’autres investisseurs au cours des prochaines années.

« L’initiative de Xebec et du Fonds pourrait, avec un ratio d’endettement de 75 : 25, financer de 12 à 15 projets de gaz naturel renouvelable au Québec et générer un investissement global de l’ordre de 400 millions de dollars au cours de la prochaine décennie », poursuivent les partenaires.

Le Fonds de solidarité souligne que « le gaz naturel renouvelable peut accélérer la décarbonisation de secteurs tels que le transport, le chauffage domestique et l’industrie, tout en soutenant l’économie circulaire par des activités de gestion des déchets organiques ».

S’y greffent la création d’emplois et le « soutien des économies locales grâce à des sources de revenus supplémentaires pour les agriculteurs, les municipalités et l’industrie ».

Cette industrie est encore balbutiante au Québec. Il est toutefois rappelé que le budget 2020-2021 du gouvernement du Québec allouait 70 millions pour soutenir la production et la distribution de GNR jusqu’en 2022.

« Cette mesure fait suite à l’adoption, en mars 2019, d’une réglementation qui oblige les distributeurs de gaz naturel à livrer une quantité minimale de GNR de 1 % en 2020 et de 5 % en 2025. »

Energir a publié l’an dernier une étude réalisée par AviseoConseil. Au tournant de 2030, le Québec aurait un potentiel technico-économique de production de GNR permettant de remplacer les deux tiers du gaz naturel distribué actuellement au Québec, peut-on y lire.

Près de 20 milliards

Selon les faits saillants de l’étude, la phase de construction des centres de production de GNR induirait des investissements de près de 20 milliards, contribuerait pour environ 8 milliards au PIB du Québec, soutiendrait la création de plus de 88 000 emplois et permettrait aux gouvernements du Québec et du Canada d’obtenir des revenus de 1,3 milliard en impôts et en taxes.

Quant à la production de GNR à son plein potentiel, elle contribuerait pour environ 1,6 milliard annuellement au PIB du Québec, soutiendrait 15 000 emplois directs et indirects et procurerait des revenus fiscaux annuels de 256 millions aux gouvernements provincial et fédéral.

 

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