La SCHL évoque une chute de 18% du prix des maisons

Les mises en chantier devraient subir une baisse de 50% à 75% cette année, selon la SCHL.
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Les mises en chantier devraient subir une baisse de 50% à 75% cette année, selon la SCHL.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement dit s’attendre à ce que les prix des habitations et leurs ventes diminuent considérablement cette année et ne soient toujours pas rétablis d’ici la fin de 2022.

Dans une édition spéciale de ses pers-pectives pour le marché de l’habitation, l’agence fédérale a indiqué mercredi qu’elle tablait sur une baisse des prix de 9 % à 18 %, et jusqu’à 25 % dans les régions productrices de pétrole. Les prix devraient commencer à se redresser d’ici le milieu de 2021, a-t-elle calculé.

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Cette baisse s’accompagnera d’une « récession historique », alors que le choc économique de la pandémie de COVID-19, comprenant le plongeon des prix du pétrole, frappe le marché immobilier. « En 2020, le Canada connaîtra une récession historique qui s’accompagnera d’une baisse importante de tous les indicateurs du logement. La chute du revenu des ménages et de l’emploi et l’arrêt de la migration contribuent au recul sans précédent de la construction et des ventes. Le repli du marché de l’habitation est accentué dans les provinces productrices de pétrole, car le secteur de l’énergie connaît également des creux historiques », écrit l’agence fédérale.

En 2020, le Canada connaîtra une récession historique qui s’accompagnera d’une baisse importante de tous les indicateurs du logement

 

Selon la SCHL, les ventes de maisons existantes pourraient diminuer de 19 % à 29 % par rapport à leurs niveaux prépandémie, avant de commencer à se redresser vers la fin de l’année. La construction résidentielle sera aussi touchée et les mises en chantier devraient subir une baisse de 50 % à 75 % cette année, par rapport aux niveaux antérieurs à la COVID-19, avant de commencer à rebondir l’année prochaine.

Au Manitoba, où les prix du pétrole ont moins d’effets, la diminution des indicateurs du logement sera probablement moindre que dans les autres provinces des Prairies. Les perspectives sont généralement semblables pour l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique.

La SCHL a souligné que le niveau d’incertitude était élevé.

Avec Le Devoir

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