Profits en baisse pour la Royale et la Banque de Montréal

Le bénéfice net de la Banque Royale pour le trimestre terminé le 30 avril a reculé à 1,48 milliard, comparativement à celui de 3,23 milliards affiché il y a un an.
Photo: Doug Ives La Presse canadienne Le bénéfice net de la Banque Royale pour le trimestre terminé le 30 avril a reculé à 1,48 milliard, comparativement à celui de 3,23 milliards affiché il y a un an.

Une augmentation massive des provisions pour mauvaises créances, attribuable à la pandémie de COVID-19, a forcé la Banque Royale à enregistrer une baisse de 54 % de son bénéfice au deuxième trimestre.

L’institution financière a haussé ses provisions pour pertes sur prêts de 2,4 milliards dans ses divisions de services bancaires personnels et commerciaux, des marchés des capitaux et de gestion de patrimoine.

« Nous avons agi rapidement pour soutenir nos clients, notamment en accordant un allégement de paiement à plus de 490 000 d’entre eux afin qu’ils puissent rediriger leur argent là où ils en avaient le plus besoin », a affirmé mercredi le chef de la direction de la Royale, Dave McKay, aux analystes lors d’une conférence téléphonique. Mais M. McKay a assuré aux analystes que les niveaux de capitaux de la Banque restaient supérieurs aux minimums réglementaires, « ce qui nous donne une base solide pour affronter ces risques de front ».

Le bénéfice net de la Banque Royale pour le trimestre terminé le 30 avril a reculé à 1,48 milliard, comparativement à celui de 3,23 milliards affiché il y a un an. Cette baisse était principalement attribuable aux provisions de 2,83 milliards pour pertes sur créances, en hausse par rapport à celles de 426 millions du même trimestre l’an dernier.

Le bénéfice net par action de la Royale s’est établi à 1 $, en baisse par rapport à celui de 2,20 $ de l’an dernier. Le profit ajusté a pour sa part atteint 1,03 $ par action, en baisse comparativement à celui de 2,23 $ par action affiché un an plus tôt. Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 1,59 $ par action pour le trimestre, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

 

La Banque de Montréal

La Banque de Montréal a affiché pour sa part un bénéfice de 689 millions au deuxième trimestre, en baisse par rapport à celui de 1,5 milliard de la même période l’an dernier, parce qu’elle a également augmenté ses provisions pour les pertes sur prêts en raison de la pandémie.

La Banque a indiqué que ses provisions totalisaient 1,11 milliard, pour le plus récent trimestre, alors qu’elles étaient de 176 millions au même trimestre l’an dernier.

Toutefois, la Banque de Montréal a réalisé un bénéfice de 1 $ par action pour le trimestre terminé le 30 avril, comparativement à un bénéfice de 2,26 $ par action un an plus tôt. Sur une base ajustée, la Banque de Montréal a enregistré un bénéfice par action de 1,04 $ pour le trimestre, comparativement à un bénéfice ajusté de 2,30 $ il y a un an. Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 1,22 $ par action pour le trimestre, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Le chef de la direction de la Banque, Darryl White, a estimé que l’ampleur de la pandémie demeure incertaine, mais que la Banque est bien placée pour relever les défis. « Au deuxième trimestre, nous avons démontré la résilience de notre capacité bénéficiaire en dépit de la volatilité des marchés et d’un provisionnement prudent des pertes sur prêts », a affirmé M. White dans un communiqué.

« Tandis que nous amorçons la réouverture de nos économies, nous adapterons nos activités et assurerons leur durabilité afin de soutenir nos clients, nos employés, les collectivités et la reprise économique dans son ensemble, et nous sortirons collectivement de cette crise encore plus forts. »

Les activités de services bancaires personnels et commerciaux au Canada ont généré 361 millions pour le trimestre, en baisse par rapport à 616 millions il y a un an, en raison de la hausse des provisions pour pertes sur prêts, tandis que la hausse des revenus a été partiellement contrebalancée par la hausse des dépenses.

Aux États-Unis, les opérations bancaires personnelles et commerciales de la Banque ont rapporté 339 millions, contre 406 millions au même trimestre il y a un an.

La division de gestion de patrimoine de la Banque a gagné 144 millions, comparativement à 305 millions il y a un an, tandis que ses activités sur les marchés financiers ont perdu 74 millions, comparativement à un bénéfice de 250 millions au même trimestre l’an dernier. Les résultats du groupe des services aux entreprises de la Banque sont demeurés relativement inchangés avec une perte de 81 millions, comparativement à une perte de 80 millions il y a un an.

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