​Changement de garde à l’Institut sur la gouvernance d’organisations publiques et privées

Si l'IGOPP a pris position sur de grands sujets de gouvernance ici et ailleurs dans le monde, elle s’est aussi impliquée auprès de 350 organismes un peu partout au Québec, explique Michel Nadeau.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Si l'IGOPP a pris position sur de grands sujets de gouvernance ici et ailleurs dans le monde, elle s’est aussi impliquée auprès de 350 organismes un peu partout au Québec, explique Michel Nadeau.

L’Institut sur la gouvernance d’organisations publiques et privées (IGOPP), qui s’est taillé une place dans le débat sur des questions comme la rémunération des dirigeants de grandes compagnies et la gestion des sociétés d’État, entame la première passation de pouvoirs de son histoire.

Fondé en 2005, l’IGOPP a annoncé jeudi que Michel Nadeau quittera son poste de directeur général et que François Dauphin en deviendra le président-directeur général au 1er juin. L’actuel président exécutif du conseil, Yvan Allaire, devient président non exécutif du conseil pour « une période de transition ».

L’IGOPP a le double volet d’être un grand joueur dans la réflexion internationale et d’intervenir au ras des pâquerettes avec monsieur et madame Tout-le-Monde

Si l’organisation a pris position sur de grands sujets de gouvernance ici et ailleurs dans le monde, elle s’est aussi impliquée auprès de 350 organismes un peu partout au Québec, a souligné M. Nadeau lors d’une entrevue en mentionnant que ces organismes sont du secteur de la santé et de l’éducation, mais qu’il y a aussi la FADOQ, l’Association des directeurs de police du Québec, des coopératives, des municipalités régionales de comté, des ordres professionnels, etc. « C’est ce qui fait l’unicité de l’IGOPP, qui a le double volet d’être un grand joueur dans la réflexion internationale et d’intervenir au ras des pâquerettes avec monsieur et madame Tout-le-Monde », a dit M. Nadeau.

« Je pense que l’IGOPP est devenu assez incontournable sur les sujets de gouvernance », a affirmé M. Allaire. « Je ne pense pas qu’il y ait une commission parlementaire où un sujet touchait à la gouvernance à laquelle on n’a pas été invités. C’était un nouveau joueur dans le domaine de la gouvernance en 2005, je crois que c’est devenu, jusqu’à un certain point, une institution québécoise et canadienne connue et respectée. »

Comptable de formation, détenteur d’un MBA et chargé de cours à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, M. Dauphin a été directeur de la recherche de l’IGOPP de 2014 à 2017. Depuis ce temps, il était vice-président d’une société de gestion immobilière à Montréal. Parmi les défis figure celui de « maintenir le rayonnement, faire avancer les idées et alimenter les débats, parfois avec une certaine polémique », a-t-il dit.

Dès 2005, l’IGOPP a joui de l’appui de la fondation de Stephen Jarislowsky, de l’Autorité des marchés financiers, de HEC Montréal et de l’Université Concordia. Le cercle de ses autres partenaires comprend des institutions financières comme la Caisse de dépôt et placement et des sociétés comme le CN, CGI, Couche-Tard, Bell, Lavery Avocats et Pomerleau.

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