TUI Group réduit ses effectifs

TUI a mis ses activités à l’arrêt jusqu’à la mi-juin, et mise sur une Europe sortant progressivement du confinement.
Photo: Oli Scarff Agence France-Presse TUI a mis ses activités à l’arrêt jusqu’à la mi-juin, et mise sur une Europe sortant progressivement du confinement.

TUI Group, premier voyagiste mondial, accélère sa transformation numérique et son recentrage post-pandémie. Le plan de match prévoit une réduction « durable » de 30 % des coûts, comprenant l’élimination permanente de 8000 postes représentant plus de 10 % des effectifs.

TUI affichait des résultats forts après cinq mois en février, avant l’arrêt brusque de ses activités lié à la pandémie. Mais au total, l’ensemble du premier semestre clos le 31 mars s’est soldé par une perte pour le groupe de 846 millions d’euros, contre une perte de 289 millions au semestre correspondant de 2019. Pour le seul deuxième trimestre, la perte a été de 740,5 millions contre 177 millions un an plus tôt. Les revenus du voyagiste se sont repliés de 0,6 % après six mois, à 6,64 milliards, mais de 10 % au deuxième trimestre.

La facture de la COVID-19

TUI a chiffré à 512 milliards à taux de change constant l’érosion du bénéfice d’exploitation traduisant une hausse des coûts liés à la pandémie et aux Boeing 737 MAX cloués au sol. L’exercice de rapatriement mené à partir de la mi-mars a mené au retour au bercail de 200 000 voyageurs et de quelque 4000 employés. Pour le seul mois de mars, la facture de la COVID-19 et des 737 MAX interdits de vol atteint les 470 millions. Dans la foulée, le voyagiste s’est prévalu du programme lui permettant d’obtenir un prêt-relais de 1,8 milliard garanti par l’État allemand afin de renflouer ses liquidités, qui atteignaient les 2,1 milliards le 10 mai.

TUI a mis ses activités à l’arrêt jusqu’à la mi-juin et mise sur une Europe sortant progressivement du confinement et travaillant sur une réouverture graduelle de ses frontières au tourisme. Le géant de l’industrie se dit certain de pouvoir émerger plus fort de la pandémie, en jouant à fond de train la carte de son intégration, d’un accroissement accéléré de sa numérisation et d’une réduction de ses coûts, comprenant 8000 emplois abolis ou non réoccupés. Le groupe comptait 53 525 employés au 31 mars dernier, contre 60 135 un an plus tôt, soit une baisse de 11 %.

« Les gens veulent voyager » et « l’Europe se rouvre maintenant progressivement », s’est réjoui TUI.