Aucune grande ville canadienne ne verra son économie épargnée

Montréal et Québec verront leur économie se replier cette année pour rebondir sur l’ensemble de 2021, selon le Conference Board.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Montréal et Québec verront leur économie se replier cette année pour rebondir sur l’ensemble de 2021, selon le Conference Board.

Les grandes villes du pays connaîtront toutes une contraction de leur économie en 2020, Montréal se plaçant tout derrière celles de l’Ouest canadien au classement des plus touchées par les effets de la pandémie, estime le Conference Board.

Le groupe de recherche croit que l’activité économique de la région montréalaise reculera de 3,6 % cette année, conséquence d’une chute de 6,6 % attendue au deuxième trimestre, mais qu’elle pourrait rebondir de 6 % sur l’ensemble de 2021. Quant à Québec, la baisse serait de 3,3 % cette année, suivie d’une hausse de 5,6 % l’an prochain.

Si le marché de l’emploi de Montréal a vu la création nette de 134 000 postes de 2017 à 2019, il en perdra près de 55 000 en 2020, a précisé le Conference Board. Le taux de chômage passerait ainsi de 5,7 % l’an dernier à 8,9 % en 2020. En 2021, environ 59 000 postes verront le jour, a-t-il nuancé. À Québec, le taux de chômage de 3,1 % en 2019 se situera plutôt à 7 % cette année.

 
3,6 %
C’est le recul de l’activité économique de la région montréalaise cette année, croit le groupe de recherche.

Les plus affaiblies

Doublement frappées par la pandémie et par la chute des cours du pétrole, Calgary (–5.5 %) et Edmonton (–5,6 %) figurent au sommet des villes les plus affaiblies cette année, a expliqué le Conference Board.

« Selon les prévisions, toutes les grandes économies métropolitaines devraient reculer en 2020 », a indiqué le directeur adjoint des prévisions économiques, Todd Crawford. « Toutefois, en présumant que la propagation du virus est endiguée et que les entreprises peuvent reprendre leurs activités normales durant les mois d’été, une reprise devrait s’amorcer au second semestre de l’année, ce qui devrait entraîner un rebond marqué d’un océan à l’autre en 2021. »

De son côté, la Banque Royale a estimé mardi que l’économie québécoise dans son ensemble reculera de 7 % en 2020, comparativement à 6,2 % pour l’Ontario et 11,2 % pour l’Alberta. À l’échelle canadienne, la contraction serait de 7,1 %.

Compte tenu notamment des plus de 800 000 Québécois sans emploi pendant deux mois, « le Québec est la province la plus durement touchée », a écrit l’institution.

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