La zone euro ébranlée

La présidente de la banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est dite prête à un renforcement du programme d’urgence de l’institution.
Photo: Daniel Roland Agence France-Presse La présidente de la banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est dite prête à un renforcement du programme d’urgence de l’institution.

La pandémie a sévèrement secoué l’économie de la zone euro. Les chutes records de PIB se sont multipliées au premier trimestre et un scénario plus sombre attend le deuxième.

Le chiffre est tombé. Selon une première estimation d’Eurostat, le PIB de la zone euro a plongé de 3,8 % au premier trimestre, de 14,4 % en rythme annualisé, du jamais vu depuis la création de la monnaie unique en 1999.

Cette chute, expliquée par les mesures de confinement dont la mise en place a débuté à la fin de février, signifie que l’essentiel des dégâts s’est produit en moins d’un seul mois. Le pire est donc attendu pour la période de trois mois d’avril à juin.

La chute

Tous les pays de la zone ont contribué à la chute. La France a vu son PIB diminuer de 5,8 %, l’Espagne de 5,2 % et l’Italie de 4,7 %. La Chine a subi une baisse annualisée de 33,8 % de son PIB réel au premier trimestre et les États-Unis, de 4,8 %, rappelle Francis Généreux, économiste principal au Mouvement Desjardins.

Une divergence qui « reflète surtout le début, l’étendue et la durée des mesures sanitaires et de confinement », explique-t-il.

En réaction, la présidente de la banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est dite prête à un renforcement du programme d’urgence de l’institution, voire à le prolonger au-delà de 2020.

« La zone euro fait face à une contraction économique d’une magnitude et d’une vitesse jamais vues en temps de paix. » Les scénarios de croissance produits par la BCE suggèrent que le PIB pourrait baisser de 5 % à 12 % cette année.

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