30 000 entreprises ont déjà demandé la subvention salariale d'Ottawa

La subvention salariale d’urgence du Canada doit encourager le maintien du lien d’emploi et, s’il est utilisé par assez d’entreprises, soulager la prestation canadienne d’urgence.
Photo: iStock La subvention salariale d’urgence du Canada doit encourager le maintien du lien d’emploi et, s’il est utilisé par assez d’entreprises, soulager la prestation canadienne d’urgence.

Le gouvernement fédéral a reçu, lundi, quelque 30 000 demandes de subventions salariales de la part des entreprises du pays, de 6 h à 15 h.

Le portail de l’Agence du revenu du Canada, où on peut faire ces demandes, est devenu accessible à l’aube lundi.

Selon le premier ministre Justin Trudeau, les premiers transferts d’argent aux entreprises débuteront le 7 mai.

La subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) fournira 75 % du salaire des employés, pendant trois mois, et ce, rétroactivement au 15 mars. Les salariés ne pourront pas recevoir plus de 847 $ par semaine d’Ottawa et le gouvernement fédéral espère que les employeurs paieront le reste, mais il ne les y oblige pas.

Ce programme doit encourager le maintien du lien d’emploi et, s’il est utilisé par assez d’entreprises, soulager la prestation canadienne d’urgence (PCU) qui, elle, offre 2000 $ par mois, pendant quatre mois, à tous ceux qui ont perdu leurs revenus.

En annonçant la SSUC, Ottawa calculait qu’elle lui coûterait 73 milliards.

Au 24 avril, Ottawa avait déjà versé 22,4 milliards en PCU à plus de 7 millions de Canadiens.

« Au fur et à mesure que les gens obtiennent la subvention salariale, ils n’ont plus besoin de la prestation canadienne d’urgence et n’appliqueront plus pour la prestation canadienne d’urgence », a souligné M. Trudeau lundi.

« Et on a des systèmes assez robustes au gouvernement pour pouvoir savoir qui a reçu quoi, qui a reçu les deux prestations et va devoir repayer éventuellement », a-t-il averti.

Plans de déconfinement des provinces

À l’heure où des provinces, dont le Québec, préparent un certain retour des activités scolaires ou commerciales, Justin Trudeau affirme que son gouvernement n’a pas à s’en mêler.

« Ce n’est pas au gouvernement fédéral d’approuver des mesures qui sont dans les compétences des provinces. Nous sommes une fédération et nous respectons l’autorité des provinces de prendre les décisions appropriées pour leurs citoyens. [...] Ce qu’on est en train d’élaborer en partenariat avec les provinces, ce sont des principes de base », a-t-il offert à son point de presse, lundi.

Il a donné quelques exemples : s’assurer qu’il y a assez de tests de dépistage de la COVID-19 pour surveiller la situation et donner des « conditions précises » aux différentes industries pour le retour au travail.

« Les provinces ont le droit et ont l’obligation de mettre de l’avant des éléments précis qui fonctionnent pour elles », a-t-il rappelé.

Rapatriements

Dimanche, des Canadiens ont pu rentrer au pays en provenance de l’Inde et du Pakistan.

Ils sont plus de 345 000 citoyens canadiens à l’étranger à s’être inscrits auprès du ministère des Affaires mondiales. Le nombre réel de Canadiens hors du pays est beaucoup plus élevé.

Ottawa a distribué 7 millions de dollars en prêts à plus de 2100 de ces expatriés involontaires. Le gouvernement fédéral étudie encore quelque 2000 autres demandes de prêts.

Nombre de cas

Il y a eu plus de 717 000 tests administrés au Canada jusqu’à maintenant. Environ 7 % d’entre eux ont détecté la maladie.

Ces tests ont décelé 48 222 cas confirmés et probables. La COVID-19 a provoqué la mort de 2701 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 24 982 cas au Québec, dont 1599 décès ; 14 856 cas en Ontario, dont 892 décès ; 4480 cas en Alberta, dont 73 décès ; 1948 cas en Colombie-Britannique, dont 100 décès ; 900 cas en Nouvelle-Écosse, dont 24 décès ; 353 cas en Saskatchewan, dont quatre décès ; 272 cas au Manitoba, dont six décès ; 258 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès ; 118 cas au Nouveau-Brunswick, dont 112 guéris ; 26 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, dont 24 guéris ; 11 cas au Yukon, dont huit guéris ; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris ; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

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