Contrats de 300 millions$US accordés pour le projet d’Hydro aux États-Unis

Depuis quelques années, Hydro-Québec a multiplié les efforts pour signer des contrats d’exportation.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Depuis quelques années, Hydro-Québec a multiplié les efforts pour signer des contrats d’exportation.

Le projet New England Clean Energy Connect (NECEC), qui passera par le Maine pour acheminer l’électricité d’Hydro-Québec vers le Massachusetts, a annoncé mercredi des contrats de 300 millions $US à diverses compagnies américaines afin de construire la nouvelle ligne et d’améliorer une portion de corridor déjà existante.

Jusqu’à présent, certains permis clés ont été octroyés pour le projet, dont le promoteur américain est Central Maine Power, mais d’autres qui permettront d’entamer la construction devraient arriver d’ici la fin du mois de juin, a indiqué la direction de NECEC dans un communiqué. Parmi les compagnies qui seront appelées à travailler sur le projet figure Cianbro, le plus gros entrepreneur général du Maine.

Depuis quelques années, Hydro-Québec a multiplié les efforts pour signer des contrats d’exportation, NECEC représentant une étape importante de cette stratégie dans la mesure où l’accord avec le Massachusetts prévoit des achats sur 20 ans qui généreront des revenus de 10 milliards pour la société d’État.

Le projet se heurte toutefois à un mouvement d’opposition au Maine, où certains craignent des conséquences sur l’environnement et les paysages, entre autres dans le sentier des Appalaches. À cela s’ajoute la mauvaise réputation qu’a acquise Central Maine Power depuis quelques années, notamment à cause de questions de facturation. Une campagne a permis d’amasser suffisamment de signatures pour que la question soit potentiellement inscrite sur le bulletin de vote lors des élections de novembre 2020.

La direction d’Hydro-Québec affirme depuis des mois qu’il faut présenter les enjeux clairement à la population de l’État, tant sur le plan environnemental que sur le plan économique. La construction devrait stimuler la création de 1600 emplois, selon les partenaires. L’ex-p.-d.g. d’Hydro-Québec, Éric Martel, a affirmé à plusieurs reprises que l’acheminement d’énergie renouvelable vers le Massachusetts contribuerait à la décarbonation du Nord-Est américain, qui continue de s’appuyer en partie sur les énergies fossiles pour subvenir à ses besoins.

La construction du projet devrait se terminer en 2022.