Les catastrophes naturelles ont coûté moins cher en 2019

Le typhon «Hagibis», au Japon, a été l’un des phénomènes les plus couteux pour le secteur des catastrophes naturelles. Sur notre photo, un homme circule dans une rue inondée de Nagano, au Japon, après le passage du typhon en octobre dernier.
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse Le typhon «Hagibis», au Japon, a été l’un des phénomènes les plus couteux pour le secteur des catastrophes naturelles. Sur notre photo, un homme circule dans une rue inondée de Nagano, au Japon, après le passage du typhon en octobre dernier.

Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres se sont élevées à 146 milliards de dollars en 2019 à l’échelle mondiale, en baisse par rapport à l’année précédente, selon le réassureur suisse Swiss Re qui a ajusté mercredi ses premières estimations.

Ce montant est nettement inférieur à la moyenne sur dix ans, qui se situe à 212 milliards de dollars, mais aussi à l’exercice 2018, où les pertes économiques avaient atteint 176 milliards, a détaillé le groupe suisse dans un communiqué. Ce recul s’explique par l’absence d’ouragans majeurs aux États-Unis, alors que l’année précédente avait été marquée par les ouragans Florence et Michael.

Dans le détail, les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles se sont chiffrées à 137 milliards, en baisse de 17 %, tandis que les désastres engendrés par l’homme, tels que les incendies ou les accidents industriels, se sont élevés à 9 milliards, en baisse de 13 %. L’an passé, les pertes prises en charge par les assureurs se sont chiffrées à 60 milliards, en baisse de 36 % par rapport à 2018, a précisé Swiss Re, qui a affiné ses premières estimations publiées en décembre.

Les typhons Faxai et Hagibis au Japon ont été les deux phénomènes les plus coûteux pour le secteur, les pertes assurées s’élevant à 7 milliards pour le typhon Faxai et à 8 milliards pour le typhon Hagibis, a déclaré Swiss Re, qui fait office d’assureur pour les assureurs.

Si les pertes en 2019 ont été moins lourdes que les années précédentes, le réassureur a toutefois mis en garde contre une augmentation des catastrophes dites secondaires, par opposition aux catastrophes majeures, insistant sur le fait que leur fréquence et leur intensité risque de s’accroître avec le changement climatique.