Louis Garneau Sports dépose sa liste de créanciers

Les documents déposés à la Cour supérieure confirment une dette totale déclarée de 32,7 millions de dollars pour Louis Garneau Sports.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Les documents déposés à la Cour supérieure confirment une dette totale déclarée de 32,7 millions de dollars pour Louis Garneau Sports.

Poursuivant sa démarche en vue de présenter une proposition aux créanciers, le syndic représentant Louis Garneau Sports a déposé sa liste de 503 créanciers identifiés, cumulant une dette déclarée de 32,7 millions.

Se disant insolvable, l’entreprise s’en remet à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité plutôt qu’à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Au bureau du syndic Raymond Chabot, on explique que les deux véhicules offrent les mêmes avantages pour le demandeur lorsqu’il s’agit d’une seule société. Le manufacturier d‘équipements indiquait mardi que l’avis d’intention déposé ne touche pas Louis Garneau USA, Louis Garneau Mexico et Sugoi Global, alors que les activités de Louis Garneau Sports se poursuivent.

Le syndic a déposé à la Cour supérieure mercredi la liste des créanciers en annexe à son avis d’intention. Les documents confirment une dette totale déclarée de 32,7 millions répartie entre 503 créanciers internationaux. Du nombre, 495 composent la liste des créanciers non garantis, coiffant une dette déclarée de 14,9 millions. Et huit se retrouvent dans la liste des créanciers garantis, pour une somme totale d’un peu plus de 17,8 millions, attribuée essentiellement à la Banque Royale (11,4 millions) et à Investissement Québec (6,4 millions). Les deux agences de revenu n’ont aucune créance garantie déclarée.

Les créanciers garantis « ont des hypothèques sur la bâtisse, les stocks, les comptes à recevoir », a précisé mardi Jocelyn Renaud, représentant du syndic Raymond Chabot.

Chez les non-garantis, les plus importants sont Gestion Monique Arsenault (près de 1,9 million), une entreprise de Taiwan (1,2 million) et le poste Ensemble des employés (près de 672 000 $) associé à l’adresse du bureau du syndic à Québec.

« Plan de redressement »

Le bilan de l’entreprise n’était pas annexé. Mais on indique qu’« un plan de redressement sera éventuellement présenté aux créanciers et aux partenaires financiers de l’entreprise. »

Il y a cinq mois, l’entreprise avait déjà dû fermer sa division textile et supprimer 46 postes à l’usine de Saint-Augustin-de-Desmaures. Mardi, l’annonce comprenait la mise à pied temporaire de 66 employés du siège social.

Visiblement secoué par la tournure des événements et déplorant les conséquences pour les employés touchés, le président fondateur, Louis Garneau, a souligné mardi que les problèmes de l’entreprise « ont débuté il y a 36 mois avec les faillites de deux de nos plus gros clients à l’international, ce qui a mis une pression importante sur nos liquidités ». Et M. Garneau d’ajouter, selon les propos recueillis par La Presse : « On a tout donné, Monique et moi. On a mis de l’argent de notre fonds de pension. Mon épouse apparaît dans le document de Raymond Chabot tout de suite après la Banque Royale et Investissement Québec. »

À la recherche d’investisseurs, préférablement québécois, il s’est dit résolu à assurer la pérennité de l’entreprise fondée il y a 37 ans.