Facebook est trop puissant

Seuls 41% des sondés disent faire suffisamment confiance à Facebook pour y entrer leurs informations.
Photo: Josh Edelson Agence France-Presse Seuls 41% des sondés disent faire suffisamment confiance à Facebook pour y entrer leurs informations.

Plus de 7 Américains sur 10 estiment que Facebook a trop de pouvoir, selon un sondage publié lundi par le site spécialisé The Verge, signe du scepticisme croissant du grand public à l’égard du réseau social. Ce questionnaire, réalisé en décembre auprès de 1123 répondants américains, fait ressortir les réserves de nombreux utilisateurs sur la gestion par Facebook des données privées. Seuls 41 % des sondés disent ainsi faire suffisamment confiance à Facebook pour y entrer leurs informations. Parmi les raisons données pour ne pas utiliser la plateforme, la méfiance à l’égard de l’utilisation des données personnelles arrive largement en tête.

Microsoft, Amazon, Netflix, Apple et Google sont en revanche les entreprises du secteur qui jouissent du taux de confiance le plus élevé et des opinions les plus favorables. Une immense majorité des personnes interrogées disent également qu’elles seraient déçues si ces mêmes entreprises venaient à disparaître. Ce sentiment tombe à 55 % pour la disparition hypothétique de Facebook, à 43 % pour celle d’Instagram (propriété de Facebook) et à seulement 33 % pour celle de Twitter.

56%
C’est la part de sondés qui pensent que les géants technologiques devraient être démantelés s’ils contrôlent une part trop importante du marché

Parmi les autres enseignements de cette enquête, 56 % des sondés pensent que les géants technologiques devraient être démantelés s’ils contrôlent une part trop importante du marché. Plus de la moitié estime que Google et la plateforme vidéo YouTube devraient être scindés en deux.

Plusieurs grands acteurs d’Internet, dont Facebook et Google, sont visés par des enquêtes aux États-Unis, menées par les États américains et certaines autorités fédérales qui s’inquiètent de leur façon de gérer les données personnelles et d’éventuelles pratiques anti-concurrentielles.