Lowe’s toujours en position difficile au Canada

Au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier, Lowe’s a renoué avec la rentabilité en générant un bénéfice net de 509 millions $US.
Photo: Michael Dwyer Associated Press Au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier, Lowe’s a renoué avec la rentabilité en générant un bénéfice net de 509 millions $US.

Lowe’s a encore du pain sur la planche pour redresser ses activités canadiennes, dont les enseignes Rona et Réno-Dépôt, qui devraient continuer à peser sur la performance globale du géant américain cette année. Au quatrième trimestre, les ventes comparables ont poursuivi leur déclin en sol canadien, mais l’ampleur du recul n’a pas été chiffrée par la société. Aux États-Unis, ces ventes ont progressé de 2,6 %.

En dépit d’une récente restructuration qui s’est soldée par la fermeture de 34 magasins jugés sous-performants, dont 12 au Québec, des changements à la tête de Lowe’s Canada ainsi que l’élimination de postes à Boucherville, tout indique que la direction du géant de la quincaillerie et de la rénovation devra s’armer de patience pour redresser la barre.

« Nous anticipons une solide performance des activités américaines, tandis que [la division] canadienne continuera à réduire la performance du bénéfice d’exploitation tout au long de 2020 », a expliqué mercredi le chef de la direction financière de Lowe’s, Dave Denton. Au total, 28 magasins ont été fermés avant la fin du trimestre et les autres établissements ont mis la clé sous la porte ce mois-ci.

Résultats

Au cours de la période de trois mois terminée le 31 janvier, Lowe’s a renoué avec la rentabilité en générant un bénéfice net de 509 millions $US, ou 66 ¢US par action, sur des ventes de 16,03 milliards, en hausse de 2,6 %. Pour 2019, la charge avant impôts liée aux restructurations au Canada a totalisé 230 millions. Une somme de 176 millions a été comptabilisée au quatrième trimestre.

En janvier, Lowe’s a nommé Anthony Hurst, un Américain qui ne parle pas français, pour prendre les rênes de sa division canadienne. « Nous demeurons confiants à l’égard du potentiel à long terme de notre division canadienne », a expliqué le président et chef de la direction du détaillant américain, Marvin Ellison, sans dévoiler précisément les plans de Lowe’s.

Au moment d’annoncer les fermetures de magasins, en novembre, l’entreprise avait signalé vouloir déployer un processus de simplification des enseignes au Canada en plus de réviser son offre de produits offerts en magasin. Les enseignes Lowe’s, Rona et Réno-Dépôt devraient rester, mais on étudiera différentes options en ce qui a trait à Ace et Dick’s Lumber. Lowe’s Canada a également adopté la plateforme informatique américaine de sa société mère.

En 2018, le géant américain, qui a acquis Rona en 2016 pour 3,2 milliards, avait procédé à une réduction de la taille de son réseau canadien en fermant 27 magasins. Puisque les résultats se font toujours attendre de ce côté-ci de la frontière, Lowe’s avait décidé, l’an dernier, d’inscrire une charge de dépréciation d’environ 1,2 milliard $CA à l’endroit de sa division canadienne.