Fitzgibbon appréhende un recul des financiers pour le projet GNL

Le ministre québécois de l’Économie, Pierre Fitzgibbon
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre québécois de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Le blocus ferroviaire risque de refroidir les financiers susceptibles de soutenir le projet GNL au Saguenay-Lac-Saint-Jean, croit le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

« C’est des projets qui sont drôlement regardés. C’est sûr que ça a un impact », a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse mercredi.

Cet impact, dit-il, est financier. « Ce qu’on a vu dans Tech Frontier et tous ces projets-là, c’est que les financiers hors Canada regardent ça et se demandent ce qui va se passer, comment on va régler les enjeux autochtones qui est un enjeu excessivement important. Les gens sont sur la ligne de touche. »

Mardi le Conseil des Atikamekw de Wemotaci, en Mauricie a dit à La Presse canadienne n’avoir donné aucun consentement au projet de GNL.

Ce projet nécessitant des investissements de 9 milliards de dollars inclut la construction d’un gazoduc de 750 kilomètres reliant l’Ontario au Saguenay. Cinq communautés autochtones se trouvent sur le tracé.

 
Les PME exportatrices fragilisées
À plus court terme, le ministre est surtout préoccupé par « la situation financière des petites entreprises ». 

Certaines PME « ont trop d’inventaires parce qu’elles ne vendent pas ou pire », d’autres « n’ont pas les intrants pour produire », a précisé M. Fitzgibbon. 

Le gouvernement n’exclut pas d’ailleurs de leur venir en aide grâce à un nouveau programme de prêts, comme il l’a fait, dans le passé, pour le secteur du bois d’œuvre ou de l’aluminium, a-t-il poursuivi.