Power Corporation absorbe sa Financière

Paul Desmarais fils (à gauche) et André Desmarais (à droite) quitteront leurs fonctions, mais demeureront respectivement président et vice-président du conseil d’administration.
Photo: Chris Young La Presse canadienne Paul Desmarais fils (à gauche) et André Desmarais (à droite) quitteront leurs fonctions, mais demeureront respectivement président et vice-président du conseil d’administration.

À l’abri du regard des médias, les actionnaires de la Corporation Financière Power ont donné leur feu vert, mardi, à la réorganisation permettant au conglomérat Power Corporation du Canada d’absorber sa principale filiale.

Cela ouvrira la voie à un important changement au sein de la société. À la clôture de la transaction, prévue jeudi, le plus haut poste de direction ne sera pas occupé par un membre de la famille Desmarais pour la première fois en cinq décennies. Paul Desmarais fils et André Desmarais quitteront leurs fonctions, mais demeureront respectivement président et vice-président du conseil d’administration. La famille conservera également le contrôle de Power Corporation. Le conglomérat sera dirigé par Jeffrey Orr, président et chef de la direction de la Financière Power depuis 2005.

Dans le cadre de l’assemblée extraordinaire, 85,8 % des droits de vote rattachés aux actions ordinaires de la Financière Power ont été exercés et 91 % de ceux-ci ont été exercés en faveur de la réorganisation. Environ 63 % des votes n’ayant pas de lien avec l’actionnaire de contrôle — la famille Desmarais — ont appuyé la transaction.

Le regroupement vise à ne former qu’une seule société de portefeuille, principalement axée sur les services financiers. On souhaite également économiser 50 millions de dollars au cours des deux prochaines années en plus de réduire les dépenses annuelles de l’ordre de 15 millions.

Au terme de la réorganisation, Pansolo Holding, contrôlée par la Fiducie familiale résiduaire Desmarais, devrait contrôler jusqu’à 50,6 % des droits de vote de Power Corporation en ne détenant que 15 % des titres en circulation. Auparavant, la famille contrôlait 59,1 % des droits de vote du conglomérat en détenant 20,8 % des titres en circulation.