À Washington, François Legault dénonce le protectionnisme américain

<p>Lors de son séjour à Washington, le premier ministre Legault souhaite discuter de partenariats avec plusieurs gouverneurs.</p>
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne

Lors de son séjour à Washington, le premier ministre Legault souhaite discuter de partenariats avec plusieurs gouverneurs.

François Legault a dénoncé samedi matin le protectionnisme américain qui nuit aux échanges commerciaux avec le Québec, des deux côtés de la frontière selon lui.

« Dans les prochaines années, il va y avoir beaucoup d’investissement dans les grandes villes américaines, au niveau des trains, des tramways, des métros, des autobus électriques, a souligné le premier ministre. Le Buy American Act exige un contenu local de 70 % américain, je ne pense pas que ce genre de mesure est bonne, ni pour les entreprises américaines ni pour les entreprises canadiennes. »

Le premier ministre du Québec et plusieurs de ses homologues provinciaux sont à Washington pour promouvoir les échanges commerciaux avec les États-Unis. Les infrastructures liées au commerce et au transport sont au coeur des discussions.

Le premier ministre a mentionné qu’il y avait « une belle opportunité pour le Québec », notamment pour Bombardier, à condition que les règles concernant les échanges entre les États-Unis et le Canada soient assouplies.

« Actuellement, il y a quatre compagnies importantes dans le monde qui fabriquent des trains, une chinoise, une allemande, une française et une québécoise. Il n’y a pas de compagnie américaine, donc il y a une opportunité. »

Lors de son séjour à Washington, le premier ministre Legault souhaite discuter de partenariats avec plusieurs gouverneurs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a également dit que les obstacles à la frontière étaient trop nombreux, notamment dans le dossier du bois d’oeuvre.

Quant au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, il a mentionné l’importance de ratifier rapidement le nouvel accord de libre-échange liant le Mexique, les États-Unis et le Canada.

Kenney s’en prend aux démocrates

N’hésitant jamais à profiter d’une tribune pour défendre l’industrie des énergies fossiles, le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, s’en est pris aux candidats à l’investiture démocrate opposés au projet de l’oléoduc Keystone XL.

En conférence de presse à l’ambassade canadienne à Washington, M. Kenney a pris les devants et s’est interrogé à voix haute, sans qu’on lui pose la question. Il se demande pourquoi un parti politique qui dit être le meilleur ami du Canada voudrait nuire à l’une de ses plus importantes industries.

Des propos visant particulièrement la sénatrice Elizabeth Warren et le sénateur Bernie Sanders, qui ont promis de bloquer le projet controversé Keystone XL advenant leur accession à la Maison-Blanche.

Jason Kenney prétend que de barrer la voie aux hydrocarbures canadiens sur le marché américain correspond à favoriser l’importation de carburant des régimes corrompus membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ces commentaires faisaient écho à ceux du premier ministre ontarien Doug Ford, qui a condamné, vendredi, le geste de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, de déchirer le discours sur l’état de l’Union prononcé par le président Donald Trump.

Doug Ford a aussi qualifié d’« effrayante » une hypothétique accession à la présidence de Bernie Sanders. Samedi, il a toutefois refusé de commenter ses propres déclarations en disant vouloir garder toute son attention sur la mission économique.