Étape importante en vue pour la remise en service du 737 MAX

Les appareils 737 MAX sont cloués au sol depuis mars 2019.
Photo: Elaine Thompson Archives Asociated Press Les appareils 737 MAX sont cloués au sol depuis mars 2019.

Les États-Unis envisagent de procéder dans « quelques semaines » au vol de certification du Boeing 737 MAX, étape déterminante pour la remise en service de cet avion cloué au sol depuis bientôt un an, malgré un nouveau problème détecté récemment.

En voyage à Londres, Steve Dickson, le chef de l’agence fédérale de l’aviation (FAA), principal régulateur de l’industrie aérienne aux États-Unis, a déclaré à des journalistes réunis à l’Aviation Club espérer que le vol de certification du 737 MAX ait lieu dans « quelques semaines ». Dans le cas du 737 MAX, il marquerait le début de la fin d’une crise historique, dont la facture s’élève pour l’instant à plus de 18 milliards de dollars pour Boeing, sans compter les efforts qu’il lui faudra déployer pour redorer sa réputation et les indemnisations potentielles des familles des victimes.

La FAA a terminé il y a « plusieurs semaines » son audit des changements effectués par Boeing sur le logiciel anti-décrochage MCAS, mis en cause dans les accidents de Lion Air du 29 octobre 2018 (189 morts) et d’Ethiopian Airlines du 10 mars 2019 (157 morts), a dit à l’AFP une source réglementaire. Elle en a conclu qu’il faudrait des rajustements, mais ces derniers ne seraient a priori pas « significatifs », a dit la même source.

Nouveau problème

Dans le même temps, des ingénieurs de Boeing ont détecté un nouveau souci lié au MCAS, logiciel censé empêcher l’avion de partir en piqué, notamment en cas de perte de vitesse. La découverte a eu lieu lors d’un vol d’essai destiné à tester le MCAS, explique Boeing : le clignotant, censé ne s’allumer qu’en cas de dysfonctionnement de ce logiciel, s’est éclairé inopinément, un problème dû, d’après Boeing, aux différences dans les données entrées dans les ordinateurs de contrôle de vols. Cet ennui n’influence pas le calendrier de remise en service de l’avion, a assuré Boeing dans un courriel à l’AFP.

L’avionneur, dont le nouveau directeur général, David Calhoun, a promis plus de transparence après dix mois de gestion de crise jugés calamiteux de son prédécesseur, précise avoir informé les régulateurs du dysfonctionnement dans la semaine du 20 janvier. Les compagnies aériennes clientes ont également été prévenues.

Ces informations provoquaient le bond de près de 4 % de l’action à Wall Street, les marchés semblant être soulagés de voir que l’épilogue des déboires du MAX est imminent.