Des modifications fiscales pour la plupart des Canadiens à compter de mercredi

Photo: Michaël Monnier Le Devoir

Des modifications fiscales fédérales qui entrent en vigueur le 1er janvier se traduiront par une baisse d’impôt pour la plupart des Canadiens — et elles auront également un impact pour les retraités, les personnes récemment séparées qui achètent une maison et les consommateurs de nouvelles sur Internet.

Dans l’ensemble, les résidents du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario qui gagnent moins de 100 000 $ par année verront des économies nettes allant de 55 $ à 117 $, selon les calculs de la Fédération canadienne des contribuables.

D’abord, le « montant personnel de base » que la plupart des Canadiens peuvent exempter de l’impôt augmente le 1er janvier. Cette hausse, promise par les libéraux pendant la campagne électorale, s’échelonnera sur quatre ans, jusqu’à ce que ce montant personnel de base atteigne 15 000 $ en 2023. Cette année, ce seuil d’exemption fiscale passera de 12 069 $ à 13 229 $.

Selon la Fédération canadienne des contribuables, cela entraînera des économies d’impôt fédéral de 113 $ au Québec et de 138 $ dans le reste du Canada. Ce crédit d’impôt non remboursable sera inférieur pour toute personne gagnant plus de 150 473 $ — et sera même ramené à zéro pour les Canadiens dont le revenu est supérieur à 214 368 $.

Cette baisse d’impôt sera toutefois compensée sur les chèques de paie hors Québec par une augmentation des primes au Régime de pensions du Canada pouvant atteindre 97 $, selon la Fédération. Par ailleurs, les cotisations à l’assurance-emploi diminueront, ce qui entraînera des économies d’environ 20 $ pour les travailleurs à l’extérieur du Québec.

Au Québec, le congé parental fédéral de l’assurance-emploi est assumé par le Régime québécois d’assurance parentale, ce qui fait que les Québécois paient un taux d’assurance-emploi réduit. La baisse de la cotisation à l’assurance-emploi permettra aux contribuables québécois d’économiser jusqu’à 48 $.

Également à compter du 1er janvier, les Canadiens qui divorcent ou se séparent peuvent se qualifier pour le Régime d’accession à la propriété, qui permet, pour acheter une maison, de retirer de l’argent de son régime enregistré d’épargne-retraite (REER) sans encourir de pénalité fiscale. Le ministère des Finances a indiqué que les personnes qui effectuent un retrait au cours de l’année de la rupture ou des quatre années civiles précédentes peuvent se qualifier pour le Régime d’accession à la propriété même si la maison qu’elles achètent n’est pas leur première.

D’autres modifications fiscales fédérales entrent en vigueur le 1er janvier.

 
  • Les Canadiens qui paient jusqu’à 500 $ pour les abonnements à des nouvelles numériques, comme un quotidien, pourront demander un crédit d’impôt de 75 $;
  • Certains médias d’information à but non lucratif seront autorisés à s’inscrire afin que les Canadiens qui font une contribution financière puissent demander le crédit d’impôt pour dons de charité. Les entreprises qui font une contribution pourront également obtenir un dégrèvement fiscal ;
  • Deux nouveaux types de rentes sont autorisés par le fisc pour certains régimes enregistrés, afin d’offrir aux Canadiens une plus grande souplesse dans la gestion de leur épargne-retraite.