Le fabricant du bras canadien redevient canadien

MDA est passée d’une «start-up» établie en Colombie-Britannique à une entreprise de technologie spatiale de classe mondiale et à un point d’ancrage du programme spatial canadien.
Photo: NASA via Associated Press MDA est passée d’une «start-up» établie en Colombie-Britannique à une entreprise de technologie spatiale de classe mondiale et à un point d’ancrage du programme spatial canadien.

L’entreprise qui a construit le bras canadien pour les programmes de la navette spatiale américaine et de la Station spatiale internationale retrouvera sa propriété canadienne dans le cadre d’un accord de 1 milliard de dollars annoncé lundi.

Un consortium dirigé par la société d’investissement établie à Toronto Northern Private Capital (NPC) avec le soutien financier de l’ancien co-chef de la direction de BlackBerry, Jim Balsillie, et d’autres joueurs, fera l’acquisition de toutes les activités canadiennes et britanniques des anciens MacDonald, Dettwiler and Associates.

Le groupe affirme que le siège social de MDA reviendra au Canada, où il emploie plus de 1900 personnes.

« Au cours de ses 50 ans d’histoire, MDA est passée d’une start-up établie en Colombie-Britannique à une entreprise de technologie spatiale de classe mondiale et à un point d’ancrage du programme spatial canadien », a déclaré John Risley, le milliardaire de Halifax qui a fondé la société de fruits de mer Clearwater et qui est une tête dirigeante, avec l’investisseur Andrew Lapham, de NPC.

« Nous sommes ravis de nous associer [au président du groupe] Mike Greenley et au reste de l’équipe MDA et nous sommes ravis du potentiel de croissance important que nous voyons pour l’entreprise », a-t-il affirmé dans un communiqué.

« En tant que Canadien, je suis tellement fier que cette entreprise canadienne emblématique soit à nouveau détenue et contrôlée au Canada », a déclaré M. Risley.

L’opération de rapatriement des activités canadiennes de MDA sera financée par un certain nombre de sources, dont NPC, dirigée par John Risley et Andrew Lapham, ainsi que M. Balsillie et Senvest Capital, la Banque Scotia et la Banque de Montréal.

MDA est également connue pour avoir développé des satellites d’observation de la Terre Radarsat et d’autres technologies spatiales avancées.

Transaction

Dans un communiqué de presse distinct, le chef de la direction de Maxar, Dan Jablonsky, a déclaré que la société de Westminster, au Colorado, utilisera les recettes de la vente pour réduire sa dette et effectuer des investissements de croissance dans ses domaines clés de l’intelligence artificielle pour l’étude de la Terre et des infrastructures spatiales.

« Une fois la transaction conclue, Maxar conservera des capacités de premier plan dans les données et analyses géospatiales, les satellites, la robotique spatiale et les infrastructures spatiales, et nous continuerons à être étroitement alignés sur nos clients de la défense et du renseignement, sur les besoins en constante évolution des gouvernements civils et la poursuite de l’innovation sur le marché commercial », a déclaré M. Jablonsky.

Les actions de Maxar, qui sont cotées à la fois à la Bourse de Toronto et à la Bourse de New York, ont fait un bond de 22,8 %, ou 4,27 $, à un sommet en cours de séance de 22,98 $. Le titre a cédé une partie de ses gains pour se négocier à 21,90 $ vers 13h.

On s’attend à ce que MDA continue de fournir des composants et des sous-systèmes à Maxar lorsque l’accord sera conclu et les sociétés ont convenu de continuer à se vendre mutuellement des données satellitaires complémentaires, a indiqué Maxar.

Selon les évaluations, les activités canadiennes de MDA auraient généré environ 485 millions de dollars de revenus et 110 millions de bénéfices ajustés en 2019, les revenus comprenant environ 100 millions de dollars de ventes à d’autres entités Maxar.