Menace de grève dès le 1er janvier aux aéroports de Montréal

Les travailleurs syndiqués, une centaine d’employés chargés du ravitaillement des avions aux aéroports Pierre-Elliott-Trudeau (photo) et Mirabel, ont prévu une grève à compter du 1er janvier.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Les travailleurs syndiqués, une centaine d’employés chargés du ravitaillement des avions aux aéroports Pierre-Elliott-Trudeau (photo) et Mirabel, ont prévu une grève à compter du 1er janvier.

Les activités des aéroports Pierre-Elliott-Trudeau et Mirabel, à Montréal, pourraient être perturbées dès le jour de l’An par une grève d’une centaine d’employés chargés du ravitaillement des avions.

Ces travailleurs syndiqués ont rejeté vendredi l’entente de principe conclue quelques jours plus tôt avec Swissport Canada, qui avait permis d’éviter un débrayage à Noël.

L’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) a précisé par voie de communiqué que ses membres ont rejeté l’accord dans une proportion de 90 %.

« Nous avons encore du temps devant nous et nous ferons ce qu’il faut pour en arriver à un règlement d’ici le 31 décembre », a déclaré le président général du district 140 du syndicat, Peter Tsoukalas.

Une grève est donc prévue à compter du 1er janvier, pendant que les transporteurs aériens gèrent toujours l’achalandage accru de la période des Fêtes. En cas de débrayage, Swissport Canada pourrait faire appel à des cadres pour assurer le maintien de certaines activités.

Swissport Canada est le seul fournisseur de carburant des compagnies aériennes aux deux aéroports. Les employés concernés sont les ravitailleurs d’aéronefs, mécaniciens aux installations de stockage de carburant, répartiteurs, employés-entretien ravitaillement et mécaniciens.

Leur dernier contrat de travail a expiré en août dernier. Les salaires et la conciliation travail-famille figurent parmi les principaux points en litige. D’après l’AIMTA, les travailleurs concernés gagnent en moyenne 16 $ l’heure.