Une menace de grève plane sur les aéroports de Montréal

En cas de grève, Swissport Canada pourrait faire appel à des cadres pour assurer le maintien de certaines activités.
Photo: Michael Monnier Le Devoir En cas de grève, Swissport Canada pourrait faire appel à des cadres pour assurer le maintien de certaines activités.

Les activités des aéroports Pierre-Elliott-Trudeau et de Montréal-Mirabel pourraient être perturbées dès le jour de Noël par une grève d’une centaine d’employés chargés entre autres du ravitaillement des aéronefs.

Sans contrat de travail depuis le mois d’août, les salariés de Swissport Canada, représentés par l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), ont brandi, mardi, la menace d’un débrayage à compter du 25 décembre.

Swissport Canada est le seul fournisseur de carburant des compagnies aériennes aux aéroports Pierre-Elliott-Trudeau et de Montréal-Mirabel. Les employés concernés sont des ravitailleurs d’aéronefs, mécaniciens aux installations de stockage de carburant, répartiteurs, employés-entretien ravitaillement et mécaniciens.

En cas de grève, Swissport Canada pourrait faire appel à des cadres pour assurer le maintien de certaines activités. Mais selon l’AIMTA, un débrayage aurait une incidence majeure sur la cadence des activités. « Je comprends l’angoisse qu’une menace de grève peut provoquer chez les voyageurs, a affirmé le président de la section locale 1751 du syndicat, Maxime Nicole, au cours d’un entretien téléphonique. Les négociations ont débuté le 24 mai. Nous faisons preuve de bonne foi depuis cette date, mais l’employeur n’est pas sur la même longueur d’onde. »

Les syndiqués ont récemment voté à hauteur de 99 % pour un mandat de grève. Les deux parties sont actuellement en médiation. Les salaires et la conciliation travail-famille figurent parmi les principaux points en litige. D’après l’AIMTA, les travailleurs concernés gagnent en moyenne 16 $ l’heure.

Mardi après-midi, il n’a pas été possible d’obtenir un commentaire de la part de Swissport Canada, qui compte environ deux douzaines de compagnies aériennes — comme Air Canada, Air Transat et WestJet — parmi ses clients en ce qui a trait au ravitaillement.

Aéroports de Montréal (ADM), responsable de la gestion et de l’exploitation des deux aéroports, a dit suivre « de très près l’évolution du dossier ». « Un plan de contingence a été développé par Swissport de concert avec les compagnies aériennes et ADM afin de minimiser l’impact que pourrait avoir la mise en place de moyens de pression sur le ravitaillement des aéronefs », a souligné sa porte-parole, Marie-Claude Desgagnés.