Guy Cormier réélu à la présidence du Mouvement Desjardins

Guy Cormier obtient un deuxième mandat à la tête de Desjardins.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Guy Cormier obtient un deuxième mandat à la tête de Desjardins.

Guy Cormier a été élu par acclamation à la présidence du Mouvement Desjardins pour un deuxième mandat de quatre ans, a indiqué le comité d’élection de l’organisation lundi à l’issue du processus de mise en candidature. Ce second mandat commencera « à l’issue des assemblées générales annuelles du Mouvement Desjardins, le 28 mars 2020 », indique un communiqué auquel se greffe une courte biographie du président.

« Âgé de 50 ans, Guy Cormier est chez Desjardins depuis un peu plus de 26 ans. Au fil de sa carrière, il a cumulé des responsabilités de très haut niveau au sein du Mouvement », a-t-on rappelé. « C’est à titre de directeur de comptes entreprises qu’il a fait son entrée chez Desjardins pour ensuite devenir directeur général de plusieurs caisses. Il a continué de gravir les échelons pour devenir vice-président, Finances, Réseau des caisses de 2009 à 2012 et ultimement premier vice-président, Réseau des caisses en avril 2012. »

M. Cormier a obtenu un bac et une maîtrise en administration des affaires à HEC Montréal, où il a enseigné la finance pendant plusieurs années. L’obtention de son premier mandat est survenue à la suite d’un vote contre deux autres candidats. Il avait alors succédé à Monique Leroux, elle-même ayant fait deux mandats.

Desjardins limite à deux mandats la durée maximale d’une présidence, a souligné Yvan Allaire, président exécutif du conseil de l’Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques (IGOPP). « Ce faisant, une personne qui songe à devenir président se dit “Pourquoi je me présenterais maintenant alors que je n’ai qu’à attendre quatre ans et me préparer comme il se doit ? Je n’aurai pas à me battre contre le président actuel”. »

Institution financière dominante au point d’être considérée comme étant « d’importance systémique » par l’Autorité des marchés financiers, Desjardins a eu à gérer depuis juin les conséquences d’une fuite de données — oeuvre d’un employé qui a ensuite été congédié — qui a touché 4,2 millions de membres particuliers et 173000 entreprises membres. Deux vice-présidents ont récemment quitté l’organisation.

Tout en rappelant que les cas de fuites sont de plus en plus fréquents, M. Cormier a récemment affirmé qu’il veut « mettre de la pression » sur les autorités au Canada pour qu’elles se penchent sur l’identité numérique. Les « données sont les ressources de l’économie de demain, comme l’eau, comme l’énergie », a-t-il affirmé devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain au début du mois de novembre.