Les États-Unis et la Chine seraient près d’un accord

La Maison-Blanche n’a donné aucune précision sur ce à quoi le «grand accord» évoqué par Donald Trump pourrait correspondre.
Photo: Nicholas Kamm Archives Agence France-Presse La Maison-Blanche n’a donné aucune précision sur ce à quoi le «grand accord» évoqué par Donald Trump pourrait correspondre.

Cette fois serait la bonne. Maintes fois annoncé dans ce long bras de fer de 19 mois, l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine serait signé. Du moins, les agences de presse carburaient à cette possibilité jeudi, poussant Wall Street à de nouveaux records.

L’agence Bloomberg se voulait affirmative en annonçant jeudi que Donald Trump avait signé un accord commercial avec la Chine, repoussant du même coup l’imposition de tarifs douaniers sur 160 milliards de dollars de produits chinois non encore taxés, prévue le 15 décembre. Peu avant, le président américain y allait d’un autre tweet affirmant que les États-Unis étaient près d’une entente. « Nous sommes TRÈS proches d’un GRAND ACCORD avec la Chine. Ils le veulent, et nous le voulons aussi ! » a-t-il écrit.

Bourse

À la Bourse, Wall Street jouait le jeu, poussant les indices Nasdaq et S&P 500 à de nouveaux records. Son indice symbolique, le Dow Jones, a progressé de 0,8 %, le Nasdaq, à forte prédominance technologique, s’est apprécié de 0,7 % et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,9 % à 3168,57 points. Les indices de Wall Street n’ont toutefois pas complètement décollé, « car on nous a déjà annoncé par deux fois qu’un grand accord avait été conclu avant de le voir imploser à peine quelques jours plus tard », a dit à l’Agence France-Presse Karl Haeling, de la firme LBBW.

« Nous sommes près d’un accord », clamait jeudi Myron Brillant, directeur des affaires internationales à la Chambre de commerce des États-Unis. Des sources citées par Reuters avançaient, pour leur part, que les États-Unis acceptaient de suspendre l’imposition de nouveaux droits de douane tout en réduisant ceux existants. En retour, Pékin convenait de l’achat de produits agricoles pour 50 milliards $US.

Les deux parties en étaient au même point au début de novembre, évoquant des concessions similaires.