Sans-fil: le Bureau de la concurrence recommande davantage de concurrence régionale

La  recommandation du Bureau de la concurrence s’inscrit dans le cadre de l’examen des services sans fil mobiles mené par le CRTC.
Photo: iStock La  recommandation du Bureau de la concurrence s’inscrit dans le cadre de l’examen des services sans fil mobiles mené par le CRTC.

Les Canadiens pourraient économiser « sensiblement plus d’argent sur leurs factures » de services sans fil si Bell, Telus et Rogers devaient faire face à davantage de concurrence.

C’est la conclusion à laquelle arrive le Bureau de la concurrence dans un mémoire présenté au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le Bureau conclut que les prix peuvent être de 35 à 40 % plus bas là où des fournisseurs régionaux, comme Vidéotron, Freedom Mobile ou SaskTel atteignent une part de marché de plus de 5,5 %. Les retombées seraient « bien plus grandes » si la part de marché atteignait les 20 %.

« Les tarifs des services sans fil sont nettement plus bas dans les régions du Canada où des entreprises régionales font concurrence aux joueurs nationaux déjà établis », a déclaré le commissaire de la concurrence, Matthew Boswell, par voie de communiqué. « Nous recommandons que le CRTC adopte une politique qui permet aux concurrents régionaux d’étendre leurs activités à d’autres marchés, afin de veiller à ce que tous les Canadiens profitent de prix plus bas, d’un plus grand choix et de davantage d’innovation dans l’industrie des services sans fil », ajoute M. Boswell.

Promesse électorale

Le Bureau estime aussi que ces « perturbateurs » de services sans fil représentent « la voie la plus prometteuse pour l’avenir », contrairement aux exploitants de réseaux mobiles virtuels qui dépendent des trois géants.

Cette recommandation du Bureau s’inscrit dans le cadre de l’examen des services sans fil mobiles mené par le CRTC. Une audience publique est prévue le 18 février 2020 et le dépôt d’un mémoire final est prévu le 23 mars 2020. Les Canadiens paient parmi les prix les plus élevés au monde pour leurs services sans fil.

Le premier ministre Justin Trudeau a promis en campagne électorale de réduire les factures de cellulaire de 25 % d’ici deux ans. Si les fournisseurs actuels n’offrent pas des forfaits plus abordables, son gouvernement ouvrira davantage le marché.