Croissance plus lente et déficit plus élevé en vue au Canada

La croissance du PIB réel en 2020 et 2021 devrait s’établir à 1,7 et 1,6% respectivement, soit 0,3 et 0,2 point de pourcentage de moins que les projections de juin 2019.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La croissance du PIB réel en 2020 et 2021 devrait s’établir à 1,7 et 1,6% respectivement, soit 0,3 et 0,2 point de pourcentage de moins que les projections de juin 2019.

Le Directeur parlementaire du budget met en garde contre les difficultés économiques actuelles qui risquent de creuser le déficit fédéral.

Dans ses nouvelles perspectives économiques et financières publiées jeudi, le bureau revoit à la baisse les perspectives économiques du Canada par rapport à ses propres prévisions de juin dernier, en raison de la faiblesse des exportations due à « l’escalade des différends commerciaux et à la poursuite de politiques protectionnistes ». La croissance du PIB réel en 2020 et 2021 devrait s’établir à 1,7 et 1,6 % respectivement, soit 0,3 et 0,2 point de pourcentage de moins que les projections de juin 2019.

Les coupes dans les dépenses du gouvernement conservateur de Jason Kenney en Alberta ont également été prises en compte dans les perspectives économiques à la baisse du pays.

Le directeur parlementaire du budget prédit que le ralentissement économique entraînera une augmentation moyenne du déficit annuel de 1,6 milliard jusqu’en 2025 — un chiffre qui n’inclut pas toute nouvelle décision politique qui serait annoncée d’ici là ni les promesses faites lors de la campagne électorale de l’automne. Selon l’agence indépendante, le déficit aggravé résulte de recettes fiscales plus faibles et de dépenses de fonctionnement plus élevées que prévu.

Le bureau prévient que les déficits réels au cours des prochaines années seront plus importants que ceux prévus dans le rapport, ce qui réduira les chances d’équilibrer le budget au cours de l’exercice financier 2024-2025. « En l’absence de nouvelles mesures, et étant donné l’incertitude qui entoure nos perspectives économiques, nous estimons, en supposant un statu quo, qu’il existe une probabilité d’environ 30 % de parvenir à l’équilibre ou à un excédent budgétaire à la fin de nos perspectives à moyen terme, soit en 2024-2025 », estime le Directeur parlementaire du budget.

Néanmoins, le bureau prédit que le ratio de la dette fédérale au PIB, qui compare la dette publique à la taille de l’économie globale, continuera de s’améliorer.