L’agence DBRS relève la cote de crédit du Québec

Dans sa mise à jour économique, le ministre des Finances, Eric Girard, a fait état d’un surplus budgétaire de 4,8 milliards de dollars pour 2018-2019.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Dans sa mise à jour économique, le ministre des Finances, Eric Girard, a fait état d’un surplus budgétaire de 4,8 milliards de dollars pour 2018-2019.

La mise à jour économique du gouvernement Legault a plu à DBRS. L’agence torontoise élève la cote de crédit du Québec à AA–.

« DBRS était la seule agence qui ne nous cotait pas double A », s’est réjoui le ministre des Finances, Eric Girard. En mai dernier, au lendemain du budget, DBRS laissait entrevoir cette hausse de la cote après avoir fait passer la perspective de stable à positive. Avant elle, l’agence Standard Poor’s venait de confirmer son AA– avec perspective stable.

Dans son commentaire, DBRS Morningstar souligne les priorités de Québec, comprenant son engagement à favoriser la croissance économique, des finances publiques saines et viables, et une réduction notoire de l’endettement. L’agence a confiance dans le fait que « Québec continuera à publier des résultats d’exploitation positifs, que les ratios d’endettement poursuivront leur baisse et que les mesures stratégiques favoriseront la croissance à moyen terme ».

Surplus séduisants

L’agence a été visiblement surprise par les surplus affichés. Québec a annoncé un excédent de 8,3 milliards pour l’exercice 2018-2019, ce qui était bien supérieur aux prévisions budgétaires initiales de 900 millions et à la projection provisoire de 5,6 milliards, note-t-elle. « Sur une base ajustée, y compris les investissements, cela se traduit par un déficit de 3,1 milliards, ou 0,7 % PIB — la meilleure performance parmi les provinces canadiennes. » S’ajoute une progression attendue du PIB de 2,4 % en 2019, la plus forte à l’échelle canadienne.

Le Québec prévoit maintenant un excédent budgétaire de 4,1 milliards (avant les versements au Fonds des générations) pour 2019-2020, en hausse par rapport à celui de 2,5 milliards prévu dans le budget de mars dernier. Sur une base ajustée, la prévision révisée équivaut à un déficit d’environ 2,5 milliards, ou 0,5 % du PIB, peut-on lire. « Les prévisions mises à jour laissent à penser que le ratio dette/PIB ajusté aura tendance à baisser de manière constante, atteignant potentiellement 44 % d’ici 2023-2024, en baisse par rapport à près de 60 % en 2014-2015 et à 48,1 % en 2018-2019 », s’est réjoui DBRS.