Un groupe français intéressé à acheter des activités de Bombardier

<p>Bombardier pourrait se départir de ses activités de câblage dans le cadre de son redressement.</p>
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne

Bombardier pourrait se départir de ses activités de câblage dans le cadre de son redressement.

Après avoir quitté l’aviation commerciale et vendu ses usines de fabrication de pièces d’aéronautique, Bombardier pourrait maintenant se départir de ses activités de câblage dans le cadre de son redressement.

Le groupe français Latécoère a annoncé lundi avoir présenté une offre non contraignante, dont le montant n’a pas été précisé, et être en train de négocier de manière exclusive avec la multinationale québécoise.

Dans un communiqué, la société établie à Toulouse estime que les activités de système d’interconnexion de câblage électrique — appelées « electrical wiring interconnection system » en anglais — de Bombardier représentent des revenus annuels d’environ 60 millions $.

« Il n’existe aucune certitude qu’une telle (transaction) pourra effectivement aboutir », indique Latécoère, évoquant qu’elle devait notamment effectuer un contrôle préalable et boucler son financement.

Dans un courriel, un porte-parole de Bombardier, Olivier Marcil, a confirmé qu’il y avait des discussions, expliquant que cela faisait partie de l’approche de l’entreprise visant à « simplifier » sa division de l’aviation.

Advenant une transaction, il devrait y avoir peu de répercussions au Québec puisque c’est à Querétaro, au Mexique, que l’avionneur effectue le câblage.

« Nous savons qu’il est possible d’optimiser nos opérations en sous-traitant cette activité, a-t-il écrit. Latécoère nous a contactés à quelques reprises sur le sujet car ils ont aussi des activités au Mexique. »

Également présente au Québec, Latécoère se spécialise dans les activités d’aérostructures, le câblage électrique ainsi que les services d’ingénierie. Elle compte parmi ses clients des géants comme Airbus, Boeing et Bombardier.

En date du 31 décembre, la société disait compter un peu moins de 5000 employés, répartis dans 13 pays.

Ces négociations surviennent alors que Latécoère est visée par une offre d’achat publique de la firme d’investissement new-yorkaise Searchlight Capital Partners.

Alors qu’elle désire se concentrer sur les jets d’affaires et sa division de matériel roulant, Bombardier avait annoncé, il y a environ un an, la vente de son programme d’avions à hélices à Viking Air et de ses activités de formation de techniciens et de pilotes pour ses avions d’affaires à la québécoise CAE.

En juin, l’entreprise complétait son départ du secteur de l’aviation commerciale en confirmant la vente des avions régionaux CRJ à Mitsubishi.

Puis, le 31 octobre dernier, Bombardier annonçait la vente de ses usines de fabrication de Belfast, en Irlande du Nord, de Casablanca, au Maroc, et de Dallas, au Texas, à Spirit Aerosystems cadre d’une transaction de 1,2 milliard $US, dont 500 millions $US en espèces.

À la Bourse de Toronto, l’action de catégorie B de l’avionneur québécois prenait 3,5 cents, ou 1,73 %, lundi après-midi, pour se négocier à 2,05 $.