Le démocrate Richard Neal assure à Ottawa vouloir travailler à la ratification de l’ACEUM

Le législateur américain Richard Neal et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont discuté, mercredi, de l’importance de la ratification du nouvel accord de libre-échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le législateur américain Richard Neal et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont discuté, mercredi, de l’importance de la ratification du nouvel accord de libre-échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.

Un influent législateur américain du Parti démocrate a soutenu que sa formation politique était déterminée à faire pression pour la ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain en rendant visite, mercredi, aux libéraux fraîchement réélus de Justin Trudeau.

« Nous voulons que cela soit mis en oeuvre », a déclaré le représentant démocrate Richard Neal, président du Comité des voies et moyens de la Chambre des représentants des États-Unis. Le comité qu’il préside supervise les échanges commerciaux, ce qui signifie qu’il jouera un rôle clé dans la ratification du nouvel Accord entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) au Congrès. « Le renouvellement [de l’accord] est très important pour les États-Unis », a déclaré M. Neal, assis à côté du premier ministre Justin Trudeau dans son bureau de la colline du Parlement.

M. Neal a cité la fameuse déclaration de l’ancien président John F. Kennedy disant que la géographie a fait du Canada et des États-Unis des voisins, mais que l’histoire en a fait des amis. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui tient essentiellement entre ses mains le destin de l’accord sur la colline du Capitole, « veut en toute certitude » en arriver au « oui », a-t-il ajouté.

Seul le Mexique a ratifié l’accord, et le Canada ne progressera que si les États-Unis prennent les devants.

MM. Neal et Trudeau se sont serré la main devant les caméras et ont discuté brièvement de l’importance de la ratification de l’accord dans les trois pays. M. Trudeau a déclaré que le gouvernement libéral avait travaillé en étroite collaboration avec les démocrates et les républicains au cours des derniers mois afin d’en arriver au « bon accord pour le Canada, les États-Unis et le Mexique ». « C’est un plaisir de voir l’élan positif qui semble se produire pour le renouvellement de cet accord commercial très important », a-t-il déclaré.

Ratification

Les démocrates du Congrès négocient actuellement avec le gouvernement Trump dans l’espoir de renforcer les mécanismes d’application de l’accord dans des domaines clés tels que la protection de l’emploi et de l’environnement. L’accord a été officiellement signé par les dirigeants du Canada, des États-Unis et du Mexique il y a presque un an. Les démocrates ont ensuite remporté la majorité à la Chambre des représentants, la chambre basse du Congrès, et contrôlent le moment du vote de ratification.

M. Neal a rencontré mercredi la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et a salué son engagement pour la ratification. Il s’est rappelé un long appel téléphonique avec Mme Freeland tandis qu’elle était en train de faire du porte-à-porte lors de la dernière campagne électorale fédérale.

M. Neal a refusé de dire si les démocrates voulaient que le Canada rouvre l’accord. La position du gouvernement canadien est claire sur ce point — Mme Freeland et d’autres ont déjà déclaré que l’entente avait été conclue et qu’il n’était pas question de revenir en arrière.

M. Neal était accompagné de trois membres du comité : la représentante démocrate Suzan DelBene, qui représente un district de l’État de Washington qui est limitrophe à la Colombie-Britannique, la républicaine Brendan Boyle de la Pennsylvanie et le républicain Drew Ferguson de la Géorgie.

Nancy Pelosi a exprimé son optimisme la semaine dernière sur le fait que les démocrates du Congrès et le gouvernement Trump étaient sur le point de résoudre leurs différends au sujet de l’accord — en dépit de la cinglante et bruyante procédure de destitution du président menée par les démocrates à la Chambre.