CGI veut doubler sa taille

Pour l’exercice, CGI a engrangé des profits nets de 1,26 milliard, ou 4,55$ par action, en progression de 10,5%, tandis que ses revenus ont totalisé 12,1 milliards, en hausse de 5,9% en devises constantes.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Pour l’exercice, CGI a engrangé des profits nets de 1,26 milliard, ou 4,55$ par action, en progression de 10,5%, tandis que ses revenus ont totalisé 12,1 milliards, en hausse de 5,9% en devises constantes.

Le spectre d’une nouvelle paralysie du gouvernement américain n’inquiète pas CGI, alors que la multinationale québécoise, dont une partie importante des activités se concentre aux États-Unis, entame un plan stratégique visant à doubler sa taille d’ici les cinq à sept prochaines années.

Plus tôt cette semaine, le président Donald Trump, visé par une enquête de destitution, ne s’est pas engagé à maintenir les activités du gouvernement fédéral au-delà de l’échéance fixée à la fin de novembre entourant une entente de financement. Il pourrait ainsi s’agir d’un deuxième arrêt des activités à Washington en moins d’un an. La dernière paralysie avait débuté le 22 décembre et s’était poursuivie pendant 35 jours. « Je vous rappelle que la plupart de notre travail [avec le gouvernement fédéral] est considéré comme essentiel, a déclaré le président et chef de la direction de CGI, George Schindler. « Il n’est pas clair que cela [la paralysie du gouvernement] est probable, mais il est difficile de déterminer ce qui est probable en politique. Lors des fermetures précédentes, l’incidence [négative] sur nos activités a été très petite. »

Pour l’exercice terminé le 30 septembre, les États-Unis ont représenté 28 % des revenus de la firme montréalaise spécialisée dans les technologies de l’information et les services-conseils, qui se sont établis à 12,1 milliards. Les recettes attribuables au gouvernement fédéral américain se sont chiffrées à 1,62 milliard.

Par ailleurs, la multinationale a annoncé qu’elle fermera son centre de services situé au Brésil, où travaillent actuellement environ 400 personnes. Cet actif avait été acquis dans la foulée de l’achat de Logica, en 2012. Interrogé, le grand patron de CGI a indiqué que la société compte délaisser l’Amérique latine pour se concentrer davantage sur l’Europe, un marché où elle est considérablement plus présente et qui présente de meilleures occasions d’affaires. « Étant donné les risques et la demande décroissante […] et en raison des occasions ailleurs en Europe, nous avons pris cette décision », a dit M. Schindler.

Profits en hausse

CGI a engrangé un bénéfice net de 324,1 millions, ou 1,19 $ par action, au quatrième trimestre, en hausse de 10,5 %. En devises constantes, les revenus ont totalisé 2,96 milliards, en hausse de 5,7 %. Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté par action de CGI a été de 1,21 $, par rapport à 1,09 $ au quatrième trimestre il y a un an. Pour l’exercice, CGI a engrangé des profits nets de 1,26 milliard, ou 4,55 $ par action, en progression de 10,5 %, tandis que ses revenus ont totalisé 12,1 milliards, en hausse de 5,9 % en devises constantes. Sur une base ajustée, le bénéfice a grimpé de 7,4 %, s’établissant à 1,3 milliard, ou 4,70 $ par action.

À la fin de septembre, le carnet de commandes de CGI — qui compte quelque 77 500 employés — totalisait 22,61 milliards, alors qu’il était de 22,57 milliards au terme de l’exercice financier précédent.