Bombardier vend deux de ses usines à l’étranger

L'usine Bombardier de Belfast (sur la photo) et celle de Casablanca seront vendues.
Photo: Paul Faith Agence France-Presse L'usine Bombardier de Belfast (sur la photo) et celle de Casablanca seront vendues.

Alors qu’elle continue à se pencher sur les contrats problématiques qui pèsent sur sa division ferroviaire, Bombardier vend ses usines situées à Belfast et à Casablanca dans le cadre de son virage vers les avions d’affaires.

Évoqué comme acquéreur potentiel, l’américaine Spirit Aerosystems mettra la main sur ces sites mis en vente plus tôt cette année dans le cadre d’une transaction de 1,2 milliard $US, dont 500 millions en espèces. « Cela constitue un autre jalon dans le cadre de nos efforts visant à bâtir une [division aéronautique] efficace et forte », a expliqué jeudi le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes.

91 millions $US
C’est la perte nette affichée par Bombardier au troisième trimestre.

La vente de ces usines survient alors que Bombardier a quitté l’aviation commerciale en cédant notamment son programme d’avions à hélices Q400 à Viking Air en plus de vendre ses avions régionaux CRJ à Mitsubishi.

Résultats décevants

La transaction a été annoncée au moment où le constructeur d’avions et de trains dévoilait des résultats du troisième trimestre légèrement inférieurs aux attentes, alors que l’entreprise a pigé davantage dans ses liquidités.

Pour la période de trois mois terminée le 31 septembre, Bombardier a affiché une perte nette de 91 millions $US, ou 6 ¢US par action, comparativement à un bénéfice de 149 millions, ou 4 ¢US par action, à la même période il y a un an. Ses recettes se sont établies à 3,7 milliards, en hausse de 2 %, ou de 8 % si l’on tient seulement compte des activités poursuivies de la société. Abstraction faite des éléments non récurrents, la perte ajustée de la multinationale s’est chiffrée à 55 millions, ou 4 ¢US par action, comparativement à un bénéfice ajusté de 167 millions, ou 4 ¢US par action, au troisième trimestre l’an dernier.

Bombardier a également utilisé 682 millions en liquidités au cours du trimestre en raison d’une augmentation de la cadence de production de son avion d’affaires Global 7500 et du report de certaines livraisons de matériel roulant au quatrième trimestre, ce qui retarde les paiements.

Dans le transport ferroviaire, Bombardier croit pouvoir tourner la page sur d’importants contrats à Toronto, New York et Londres d’ici la fin de l’année. Des progrès sont réalisés en Suisse avec les Chemins de fer fédéraux suisses, alors que le projet Lotrain à Londres débordera jusqu’au début de la prochaine année. « Bien entendu, il y a encore beaucoup de travail à faire et encore une certaine volatilité, a dit M. Bellemare. La reprise se fera graduellement au cours des 12 prochains mois. »