Le gouvernement Trump ouvert aux négociations sur les taxes Airbus

«Le plus tôt sera le mieux», a encore indiqué le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, ajoutant toutefois qu’il n’y aurait «pas de suspension des sanctions du côté américain».
Photo: Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse «Le plus tôt sera le mieux», a encore indiqué le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, ajoutant toutefois qu’il n’y aurait «pas de suspension des sanctions du côté américain».

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a affirmé vendredi que le gouvernement américain avait « ouvert la porte » à des négociations sur les tarifs imposés par Washington sur les produits européens en représailles aux subventions accordées à l’avionneur européen Airbus.

À l’issue d’une rencontre avec le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer, à Washington, M. Le Maire a indiqué à l’AFP que celui-ci avait accepté le principe de l’ouverture de négociations. « Bob Lighthizer a ouvert la porte à ces négociations, il faut le prendre au mot et aller le plus vite possible […] au regard de la gravité de ce qui touche les producteurs européens et en particulier les viticulteurs français », a déclaré le ministre à la sortie du bureau du représentant au Commerce.

10%
Il s’agit de l’augmentation de la taxe douanière sur l’importation d’avions Airbus aux États-Unis.

« Le plus tôt sera le mieux », a encore indiqué M. Le Maire, ajoutant toutefois qu’il n’y aurait « pas de suspension des sanctions du côté américain ». « Cela plaide pour que nous engagions des négociations entre la Commission européenne et l’Administration américaine, le plus vite possible », a-t-il ajouté.

Selon lui, pour parvenir à un accord sur ce différend, il faudra traiter cette question des aides à Boeing et à Airbus « le plus largement possible ». Il n’a pas donné plus de précisions sur ce qu’il entendait par là.

M. Le Maire a qualifié les nouvelles taxes qui sont entrées en vigueur vendredi d’« erreur politique et économique ». Les tarifs américains visent notamment les avions d’Airbus, qui coûteront dorénavant 10 % de plus quand ils seront importés aux États-Unis. Les vins européens sont également dans le collimateur avec une taxe de 25 %.