Nemaska Lithium: la firme britannique Pallinghurst se décrit comme un investisseur à long terme

Installation de convoyeurs, à la mine Nemaska Lithium de Whabouchi, au nord de Chibougamau
Photo: Nemaska Lithium Installation de convoyeurs, à la mine Nemaska Lithium de Whabouchi, au nord de Chibougamau

L’investisseur britannique qui propose d’injecter 600 millions dans Nemaska Lithium pour permettre à l’entreprise d’achever son projet de mine et d’usine de transformation se décrit comme un investisseur « à long terme » au côté des autres parties prenantes déjà en place.

La direction de Nemaska Lithium, dont la mine Whabouchi est située au nord de Chibougamau, et le groupe Pallinghurst, basé à Londres, ont tenu une conférence téléphonique mardi matin afin de discuter de l’investissement proposé et de la prolongation de leurs discussions jusqu’en décembre 2019, ce qui leur donnera plus de temps pour peaufiner les détails.

À l’heure actuelle, Investissement Québec est le plus important actionnaire de Nemaska Lithium avec un bloc d’actions d’environ 13 %. Le bras financier du gouvernement a déboursé l’an dernier 80 millions pour du capital-actions en plus d’allonger 50 millions pour acheter des obligations garanties et remboursables par anticipation.

Au deuxième rang des actionnaires se trouve la société japonaise SoftBank (9,9 %). Les discussions entre Nemaska Lithium, Pallinghurst et les principaux actionnaires portent notamment sur la structure du capital et sur les moyens d’asseoir les finances de la compagnie sur une base durable en vue du démarrage. Quand ces pourparlers seront terminés, leur résultat sera soumis à l’ensemble des actionnaires.

« Il n’y a aucun doute que nous avons les bons partenaires pour mener le projet à la production commerciale dans les délais prévus, afin de bénéficier de l’élan du marché que nous attendons dans les prochaines années », a dit le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa. Le budget total du projet est d’environ 1,3 milliard.

Le projet de l’entreprise, dont les dépassements de coûts ont été médiatisés, consiste à extraire le minerai de spodumène et de le transformer en sel de lithium dans une usine à Shawinigan. Le produit final serait destiné au marché des batteries à lithium-ion.

Invité par un participant de la conférence à dire si Pallinghurst ne pourrait pas tout simplement acquérir la totalité de Nemaska Lithium et la retirer de la Bourse, le cofondateur de la firme britannique, Arne H. Frandsen, a dit que l’inscription en Bourse « entraîne de la bonne discipline » et que la présence d’autres parties prenantes est un terreau fertile pour la « bonne gouvernance » et des « rendements supérieurs ». M. Bourassa a ensuite précisé que Nemaska Lithium n’a jamais été mise en vente.

M. Frandsen estime que Nemaska a le potentiel de devenir un « chef de file mondial » du lithium.

Pallinghurst n’en est pas à son premier investissement au Québec. Pour environ 10,3 millions, elle a acquis 19,9 % des actions de Nouveau Monde Graphite, dont le gisement est situé à Saint-Michel-des-Saints.