La réduction des coûts du programme A220 est un processus continu, dit Airbus

Le président-directeur général d'Airbus, Guillaume Faury
Photo: Michel Euler Associated Press Le président-directeur général d'Airbus, Guillaume Faury

Plus d’un an après avoir pris le contrôle du programme CSeries, Airbus continue de discuter de réductions de coûts avec les différents fournisseurs de manière à solidifier les assises de l’appareil, rebaptisé A220, et prévient que le processus ne s’arrêtera pas après la phase initiale.

« Le programme A220 a vraiment besoin d’une accélération et d’un renforcement du programme de réduction des coûts pour le faire entrer dans une zone de rentabilité qui permet d’investir à long terme sur l’avion », a indiqué le p.-d.g. d’Airbus, Guillaume Faury, lors d’une rencontre de presse jeudi soir à Montréal.

Il est normal que le début d’un programme soit marqué par des coûts relativement élevés, car peu d’appareils entrent en service et que la production connaît une montée en cadence graduelle, affirme la direction d’Airbus. La compagnie se donne une fenêtre approximative de trois ans (débutée en 2018), pour réduire les coûts initiaux d’environ 20 %.

Or, même après cette période, Airbus continuera à chercher des endroits où faire des économies « parce que la pression compétitive va continuer à exister », a ajouté M. Faury.

Airbus a conclu des ententes avec certains fournisseurs et poursuit les discussions avec d’autres, a précisé le chef d’Airbus Canada, Philippe Balducchi. Au moment de débarquer au Québec, au milieu de 2018, la direction du géant européen avait toutefois averti que les fournisseurs ne devaient pas s’inquiéter de ce désir d’optimisation, car l’arrivée de nouvelles commandes et l’accélération de la production allaient se traduire par un volume d’affaires plus fort.

Avions de chasse

Les derniers mois ont notamment été marqués par l’annonce d’Airbus de se retirer de l’appel d’offres du gouvernement canadien pour l’achat de nouveaux avions de chasse. Les activités de l’entreprise dans le secteur canadien de la défense ont de l’avenir, a assuré M. Faury.

« On s’est retiré avec beaucoup de regret de l’appel d’offres, en constatant que les conditions n’étaient pas là pour y participer », a affirmé M. Faury.

Le p.-d.g. d’Airbus a rappelé que l’entreprise est active non seulement dans les avions militaires, mais dans les drones et les satellites, par exemple. « Ce qu’on croit, c’est que la présence au Canada avec l’A220 accroît la visibilité et l’effet de confiance » avec le gouvernement canadien et celui du Québec. « On pense que dans la durée, même si cette occasion-là passe, il y en aura d’autres. »

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