La collaboration entre IQ International et les autres démarcheurs sous les projecteurs

Les changements législatifs proposés pour Investissement Québec, qui découlent d’un engagement pris l’an dernier par la Coalition avenir Québec (CAQ), visent notamment à rendre l’organisme plus dynamique sur la scène mondiale.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Les changements législatifs proposés pour Investissement Québec, qui découlent d’un engagement pris l’an dernier par la Coalition avenir Québec (CAQ), visent notamment à rendre l’organisme plus dynamique sur la scène mondiale.

L’éventuelle dynamique entre la nouvelle division d’Investissement Québec (IQ) axée sur l’international et les autres démarcheurs du même type s’est invitée mercredi à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 27 concernant la réforme du bras financier du gouvernement.

Les changements législatifs proposés pour IQ, qui découlent d’un engagement pris l’an dernier par la Coalition avenir Québec (CAQ), visent notamment à rendre l’organisme plus dynamique sur la scène mondiale afin d’attirer des capitaux étrangers vers l’économie québécoise tout en stimulant les exportations.

Tout en ayant déjà salué le désir de Québec d’attirer davantage d’investisseurs étrangers, Montréal International (MI), qui reçoit des fonds publics et privés, a indiqué dans son mémoire que, parmi les facteurs clés, figureraient la « complémentarité » avec les acteurs en place de même qu’une « confiance renouvelée » à son propre égard.

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C’est, en millions, la somme récoltée l’an dernier par Montréal International, dont 80 % provenaient des gouvernements comme celui du Québec.

Le meilleur allié de Montréal International sera Hubert Bolduc, son actuel président, que Québec a récemment nommé pour diriger IQ International, a affirmé le vice-président à la stratégie et aux communications de MI, Christian Bernard.

Cela dit, a ajouté M. Bernard, « si on veut vraiment que ça fonctionne, la collaboration, il faut des ententes, il faut des mécanismes, parce qu’autrement, cette collaboration va fonctionner en fonction des affinités qu’il peut y avoir entre les individus en place, ou le manque d’affinités dans le cas contraire ».

Fruit d’un partenariat entre le public et le privé, Montréal International a récolté l’an dernier environ 17 millions en financement, 80 % de cette somme provenant des gouvernements, dont celui du Québec. Quelque 185 partenaires du privé ont fourni l’autre tranche de 20 %.

En présentant son propre mémoire, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a lui aussi mentionné l’arrimage dans la collaboration. « Le projet de loi est un peu silencieux quant au futur d’organisations qui sont déjà impliquées de ce côté-là, par exemple MI et Québec International », a dit le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, favorable au projet de loi.

En échangeant avec M. Dorval, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a reconnu qu’en ce qui concerne « l’existence de Montréal International, Québec International, le nouveau IQ International… il y a une dose de complexité à ça ». Selon le ministre, « ça peut être bien coordonné, c’est l’intention à tout le moins ».

Invité par la députée libérale Dominique Anglade à dire s’il souhaitait voir des ajouts au projet de loi pour clarifier la situation, M. Dorval a dit : « Actuellement, comme on n’a pas de renseignements, je voudrais avoir, que ce soit dans le projet de loi ou au gouvernement, le plus de réponses à ces questions-là. »

« Un des plus grands défis du projet de loi, ça va être la gestion du changement, a ajouté M. Dorval. Si une entreprise travaille actuellement avec Montréal International, elle va peut-être se demander ce qui va se passer. Donc, ça prend des messages. Pas nécessairement dans le projet de loi. Le gouvernement peut être très transparent quant aux orientations à donner là-dessus. »

Aux yeux des Manufacturiers et Exportateurs du Québec, qui appuient également le projet de loi, la continuité fait aussi partie des points à surveiller. « Au 1er avril 2020, les gens d’affaires s’attendent à être accueillis par un appareil à la hauteur de leurs projets. Nous demandons au gouvernement de s’assurer que la transition n’aura pas d’impact négatif sur les entreprises, notamment [en ce qui concerne le] délai de traitement des dossiers », a affirmé sa présidente, Véronique Proulx.