Les mises en chantier en hausse au Canada

Le marché immobilier s’était refroidi l’an dernier à la suite du resserrement des règles d’admissibilité au crédit immobilier et de la hausse des taux hypothécaires.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Le marché immobilier s’était refroidi l’an dernier à la suite du resserrement des règles d’admissibilité au crédit immobilier et de la hausse des taux hypothécaires.

La cadence des mises en chantier d’habitations a accéléré de 1,9 % en août par rapport au mois de juillet, rebondissant après avoir récemment connu un ralentissement, a indiqué mardi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Le nombre de mises en chantier en données désaisonnalisées et annualisées a grimpé à 226 639 en août, alors qu’il était de 222 467 en juillet. La moyenne mobile des six derniers mois, annualisée et désaisonnalisée, s’est établie à 218 998 mises en chantier en août, alors qu’elle avait été de 208 931 en juillet.

« Le mois d’août a été un autre bon mois pour la construction, avec des gains généralisés enregistrés dans presque toutes les provinces », a observé Rishi Sondhi, économiste à la Banque TD, dans un rapport. « La construction résidentielle devrait rester vigoureuse jusqu’à la fin de cette année, car la base de la construction repose essentiellement sur de bons appuis pour la demande — à savoir des taux hypothécaires bas, une croissance démographique saine et de solides marchés du travail. »

Mieux que l’an dernier

Le marché immobilier s’est refroidi l’an dernier à la suite du resserrement des règles d’admissibilité au crédit immobilier et de la hausse des taux hypothécaires. Cependant, le marché du logement a commencé à reprendre ses forces cette année, notamment parce que les taux d’intérêt des offres de prêts hypothécaires à taux fixe ont baissé.

Dans un communiqué séparé, Statistique Canada a indiqué mardi que la valeur des permis de construire délivrés par les municipalités canadiennes avait augmenté de 3 % pour atteindre 8,3 milliards en juillet. L’agence fédérale a précisé que la valeur des permis de construction de logements multifamiliaux avait augmenté de 4,2 % pour atteindre 2,8 milliards en juillet, ce qui était notamment attribuable à une augmentation en Ontario et au Québec. La valeur des permis de bâtir dans le secteur des maisons unifamiliales a légèrement diminué de 0,2 % à l’échelle canadienne.

Robert Kavcic, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, a estimé que la construction du marché de l’habitation canadien semblait toujours solide. « Cela témoigne de la forte demande démographique, provenant à la fois d’entrées internationales et de nouveaux ménages créés au Canada. »