Profits en baisse à la Banque Laurentienne

La Banque Laurentienne a dévoilé jeudi un bénéfice net de 47,8 millions, ou 1,05 $ par action.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne La Banque Laurentienne a dévoilé jeudi un bénéfice net de 47,8 millions, ou 1,05 $ par action.

Au coeur de son virage amorcé en 2016, la Banque Laurentienne s’estime sur la voie de la croissance en dépit de profits en baisse.

La septième banque en importance au pays a dévoilé jeudi un bénéfice net de 47,8 millions, ou 1,05 $ par action, alors que ses profits nets avaient été de 54,9 millions, ou 1,23 $ par action, à la même période il y a un an. Pour le trimestre terminé le 31 juillet, la Laurentienne a comptabilisé des ajustements totalisant 5,6 millions, dont une charge de restructuration de 1,8 million liée à la réduction de son effectif, alors que les provisions pour pertes sur créances ont plus que doublé, à 12,1 millions.

Abstraction faite des éléments non récurrents, la Banque a généré un bénéfice ajusté de 51,9 millions, ou 1,15 $ par action, au cours du troisième trimestre, comparativement à 59,4 millions, ou 1,34 $ par action, il y a un an.

 
1,05$
C’est la valeur du bénéfice net par action dévoilé jeudi par la Banque Laurentienne

Néanmoins, le président et chef de la direction de la Laurentienne, François Desjardins, s’est plutôt montré optimiste au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes, évoquant l’offre de services-conseils dans les succursales. « Même si la Banque n’est plus présente à l’extérieur du Québec dans les activités de détail depuis 2003, la notoriété de notre marque à travers le pays est élevée et nous nous attendons à attirer de nouveaux clients, jeunes et moins jeunes », a-t-il dit. M. Desjardins a également expliqué que la Laurentienne va aussi déployer de nouveaux produits en ligne, sans toutefois entrer dans les détails.

Si Gabriel Dechaine, de la Financière Banque Nationale, a noté l’enthousiasme de l’institution financière, l’analyste a toutefois indiqué, dans une note, qu’il n’était pas encore convaincu par le redressement. « Pendant que la Laurentienne avait des problèmes en raison d’irrégularités dans son portefeuille de prêts hypothécaires à la fin de 2017 en plus de traverser une période de négociation difficile avec ses employés syndiqués, ses activités principales ont souffert », a-t-il souligné. M. Dechaine a rappelé que, depuis la fin de l’exercice 2017, la taille du portefeuille de prêts de la Banque a fléchi de 8 % et que les revenus de ses services bancaires ont décliné pendant six trimestres consécutifs sur une base annualisée.