L’action de Transat recule

Vendredi dernier, les actionnaires du voyagiste québécois ont accepté, à hauteur de 94,8%, l’offre d'Air Canada.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir Vendredi dernier, les actionnaires du voyagiste québécois ont accepté, à hauteur de 94,8%, l’offre d'Air Canada.

L’action de Transat A.T. a perdu de l’altitude mardi à la Bourse de Toronto, alors que son mariage prévu l’an prochain avec Air Canada fera l’objet d’un examen plus long qu’à l’habitude de la part des autorités fédérales.

Sur le parquet de Bay Street, le titre de la société mère d’Air Transat a clôturé à 15,22 $, en baisse d’environ 4,7 % ou 75 ¢, loin des 18 $ offerts par Air Canada. Cela pourrait indiquer que des investisseurs ont certaines réserves quant aux conclusions de l’examen qui se penchera sur la transaction évaluée à 720 millions.

Après la fermeture des marchés lundi, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait indiqué que l’acquisition du voyagiste québécois par la compagnie Air Canada ferait l’objet d’une évaluation « au regard de l’intérêt public ». Le processus, qui devrait se mettre en branle le 4 novembre, devrait s’échelonner sur 250 jours, soit 100 jours de plus qu’à l’accoutumée.

60 % du marché transatlantique

« Nous ne sommes pas surpris […] en raison des inquiétudes provoquées par la concentration dans certains marchés ainsi que par la volonté d’éviter toute implication liée à l’élection fédérale automnale », a écrit Chris Murray, d’Altacorp Capital, dans une note envoyée mardi. Selon l’analyste, la clôture de la transaction devrait se faire en 2020, mais elle pourrait survenir plus tard que l’échéancier prévu par Transat A.T. et Air Canada.

Vendredi dernier, les actionnaires du voyagiste québécois ont accepté, à hauteur de 94,8 %, l’offre de la plus importante compagnie aérienne au pays, bonifiée après sa proposition initiale de 13 $ par action.

Air Canada et Transat A.T. détiendraient ensemble une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevauchant sur certaines destinations soleil en plus d’avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Sans prendre d’engagement formel, Air Canada a fait part de son intention de maintenir le siège social montréalais de Transat A.T. ainsi que les différentes marques du voyagiste. Néanmoins, des inquiétudes persistent en ce qui a trait à d’éventuelles pertes d’emplois.