Automobile: Trump attaque les constructeurs qui ignorent ses idées

Plusieurs grands constructeurs, dont Ford, ont décidé le mois dernier de conclure un accord avec la Californie.
Photo: Jim Young Associated Press / Pool Plusieurs grands constructeurs, dont Ford, ont décidé le mois dernier de conclure un accord avec la Californie.

Donald Trump s’en est pris mercredi aux constructeurs automobiles qui ont ignoré ses avances et ont préféré conclure un accord avec la Californie sur de futures normes d’émission plus sévères.

L’agence de protection de l’environnement du gouvernement Trump a prévu d’assouplir les normes actuelles, au moment où la Californie, qui applique déjà les règles les plus restrictives en matière d’émissions automobiles, veut, elle, aller encore plus loin. Plusieurs grands constructeurs (Ford, Honda, Volkswagen et BMW) ont décidé, le mois dernier, de conclure un accord avec l’État du Sud-Ouest américain, et d’autres sont en passe de les rejoindre, ce qui met le président en colère.

Depuis mercredi matin, il fulmine sur Twitter : « Ma proposition aux constructeurs automobiles politiquement corrects ferait baisser le prix moyen d’une voiture de plus de 3000 $, tout en rendant les voitures plus sûres. Les moteurs tourneraient mieux. Très peu d’impact pour l’environnement ! Dirigeants insensés. » À son retour d’une collecte de fonds, il a invoqué les fondateurs de Ford et de General Motors, qui « se retournent » dans leur tombe « devant la faiblesse des dirigeants actuels des constructeurs automobiles qui sont prêts à dépenser plus pour une voiture moins sûre et moins bonne et qui coûtera 3000 $ de plus par consommateurs. C’est fou ! »

Il accuse la Californie de vouloir mener les groupes automobiles « à la ruine ».

Selon le New York Times, Mercedes-Benz est prêt à se joindre à la coalition, avec un autre grand constructeur pour le moment anonyme. Si on se base sur les tweets du président, il pourrait s’agir de General Motors. Toyota, Fiat Chrysler et General Motors ont été convoqués le mois dernier à la Maison-Blanche, où un conseiller leur a demandé de se montrer solidaires du président, rapporte le quotidien new-yorkais.