Le nouveau chef de la FAA examine le cas du Boeing 737

Les procédures de certification du MAX par la FAA sont sur la sellette après que plusieurs enquêtes officielles et de la presse eurent mis au jour une collaboration très étroite entre le plus important constructeur aéronautique des États-Unis et l’agence fédérale.
Photo: Ted S. Warren Associated Press Les procédures de certification du MAX par la FAA sont sur la sellette après que plusieurs enquêtes officielles et de la presse eurent mis au jour une collaboration très étroite entre le plus important constructeur aéronautique des États-Unis et l’agence fédérale.

Le nouveau patron de l’Autorité de l’aviation civile américaine (FAA), Stephen Dickson, a été informé en détail mardi sur la certification des modifications du 737 MAX de Boeing, cloué au sol depuis deux accidents qui ont coûté la vie à 346 personnes, a indiqué la FAA. La tenue de ce point de presse a été confirmée par une porte-parole du régulateur américain.

Stephen Dickson a pris officiellement ses fonctions d’administrateur de la FAA lundi. Lors de son premier discours à ses nouvelles équipes, M. Dickson — qui a longtemps été cadre chez Delta Airlines — a affirmé : « Cet avion ne reprendra pas son service commercial tant que je ne serai pas complètement convaincu que c’est parfaitement sûr. »

Les procédures de certification du MAX par la FAA sont sur la sellette après que plusieurs enquêtes officielles et de la presse eurent mis au jour une collaboration très étroite entre le plus important constructeur aéronautique des États-Unis et l’agence fédérale. L’implication de Boeing dans toutes les étapes du processus a porté certains élus à s’interroger, notamment sur l’indépendance de la décision de certifier l’avion. Le 737 MAX est un produit crucial pour Boeing et a déjà été commandé à des milliers d’exemplaires.

« La FAA n’a pas de calendrier pour le retour en vol de l’appareil. Nous allons là où les faits nous guident en nous assurant avec diligence que nous avons la bonne technologie et le bon entraînement avant que l’avion reprenne du service avec des passagers », a souligné M. Dickson dans son allocution. Boeing doit présenter d’ici septembre l’ensemble des modifications à la FAA à des fins de certification.

La FAA s’est défendue de tout favoritisme, répétant inlassablement que la sécurité est sa priorité et qu’elle ne fait aucune concession pouvant mettre en danger les passagers. Lors d’audiences devant le Congrès, ses responsables ont aussi affirmé que les procédures utilisées pour le MAX sont des procédures éprouvées depuis des décennies qui ont fait du transport aérien américain l’un des plus sûrs du monde. « Nous allons attentivement passer en revue toutes les recommandations [résultant des enquêtes en cours] qui pourraient améliorer nos procédures de certification », indique la FAA dans un communiqué.

La certification du 737 MAX « a demandé 110 000 heures de travail de la part des employés de la FAA, y compris 297 vols d’essais ou de soutien à ces vols », précise la FAA.