La meilleure croissance d’abonnés au sans-fil depuis 2001 pour BCE

Les trois géants nationaux des télécommunications, Bell, Rogers Communications et Telus, se sont âprement disputé les clients du secteur sans-fil au cours des derniers mois.
Photo: Eduardo Lima La Presse canadienne Les trois géants nationaux des télécommunications, Bell, Rogers Communications et Telus, se sont âprement disputé les clients du secteur sans-fil au cours des derniers mois.

Le géant des télécommunications BCE a affiché jeudi un bénéfice au deuxième trimestre en hausse de 8 % par rapport à l’an dernier, ce qu’il a attribué à une solide croissance de son nombre d’abonnés, incluant son meilleur gain d’abonnés sans fil depuis 2001.

Le propriétaire de Bell Canada, du réseau CTV et de plusieurs autres activités a indiqué que son bénéfice net s’était établi à 761 millions, soit 85 ¢ par action, au plus récent trimestre, comparativement à celui de 704 millions de la même période en 2018. Les revenus d’exploitation ont grimpé de 2,5 % à 5,93 milliards, alors qu’ils avaient été de 5,8 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté, qui exclut les éléments non récurrents, a avancé de 9 % à 847 millions, soit 94 ¢ par action.

Le spécialiste montréalais de la téléphonie sans fil, des services Internet, de la câblodistribution et des médias a indiqué avoir réalisé un gain net de 185 667 clients dans les secteurs des services sans fil, des services Internet de détail et de la télévision IP, soit une croissance de 25,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Dans son secteur du sans-fil, où ses activités sont menées sous les marques Bell, Virgin et Lucky, BCE a ajouté 149 478 clients, une hausse de 30,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui représente sa meilleure performance pour un deuxième trimestre depuis 2001. La société a ajouté 102 980 abonnés aux services sans fil postpayés et 46 498 abonnés aux services prépayés au cours du trimestre.

Médias

Le secteur des médias de Bell, qui détient le réseau à vocation sportive TSN et une participation indirecte dans l’équipe de basketball des Raptors de Toronto, a également montré une bonne performance. Les revenus ont augmenté de 6,4 %, alors qu’un nombre record de 7,9 millions de téléspectateurs étaient à l’écoute des stations Bell pour regarder l’équipe torontoise remporter son tout premier championnat de la NBA.

« Nous affichons une augmentation considérable du nombre de nouveaux abonnés nets dans nos services sans fil et nos services Internet et de télé IP de détail, nous avons enregistré une croissance dans les marchés d’affaires pour un quatrième trimestre consécutif et nous continuons d’occuper le premier rang dans le secteur canadien des médias pour ce qui est de l’augmentation des cotes d’écoute et de l’innovation en programmation », a affirmé le président et chef de la direction de BCE, George Cope, dans un communiqué.

Les trois géants nationaux des télécommunications, Bell, Rogers Communications et Telus, se sont âprement disputé les clients du secteur sans-fil au cours des derniers mois. Ils se sont surtout concentrés sur deux nouveaux fronts : l’élimination des frais d’utilisation excédentaire de données dans les forfaits mensuels et les plans de financement pour l’achat de nouveaux appareils. Bell et ses concurrents, Rogers Communications et Telus, ont commencé à vendre pour la première fois en janvier des forfaits de données sans fil sans frais excédentaires, adoptant une stratégie utilisée par Freedom Mobile depuis plus d’un an.

Bell semble gagner plus de clients que son principal rival Rogers, qui a indiqué le mois dernier que les ajouts nets d’abonnés à ses services sans fil postpayés avaient fortement diminué par rapport à la même période en 2018. La société a ajouté 77 000 abonnés postpayés, contre 122 000 un an plus tôt.

Les trois grands groupes ont récemment introduit de nouvelles options de financement permettant aux clients d’étaler le coût des nouveaux appareils sur plusieurs années.

Le mois dernier, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a annoncé qu’il se pencherait sur les accords de financement afin de déterminer s’ils respectent le code de conduite de l’industrie limitant les conditions contractuelles obligatoires. Le code des services sans fil empêche les fournisseurs de services de facturer des frais d’annulation après 24 mois. Certains observateurs se demandent si des plans de financement d’appareils à plus long terme seront jugés acceptables par l’organisme de réglementation.