Achat de Junex: Cuda ne pouvait plus attendre

Le nouveau cadre réglementaire imposait aux projets d’hydrocarbures la réalisation d’une étude d’impact tenant compte des émissions de gaz à effet de serre.
Photo: Thierry Haroun Le Devoir Le nouveau cadre réglementaire imposait aux projets d’hydrocarbures la réalisation d’une étude d’impact tenant compte des émissions de gaz à effet de serre.

Alors que ses finances sont précaires, Cuda Pétrole et Gaz estime qu’elle n’avait pas les reins suffisamment solides pour demeurer au Québec.

En entrevue téléphonique, lundi, le président et chef de la direction de l’entreprise de Calgary, Glenn Dawson, a dit avoir été surpris par le gouvernement libéral de Philippe Couillard, notamment avec sa Loi sur les hydrocarbures, annoncée en juin dernier, quelques jours avant le dévoilement de l’entente entre Cuda et Junex.

Le nouveau cadre réglementaire imposait aux projets d’hydrocarbures la réalisation d’une étude d’impact tenant compte des émissions de gaz à effet de serre.

M. Dawson s’attendait à ce qu’un gouvernement majoritaire de la CAQ soit plus favorable au secteur pétrolier et gazier. Ses espoirs se sont toutefois rapidement dissipés.

La semaine dernière, Cuda a annoncé la cession de ses actifs pétroliers et gaziers au Québec. La transaction tient compte de la participation d’environ 53 % détenue par Cuda dans le projet Galt, en Gaspésie.

Plutôt résigné, le président Glenn Dawson croit malgré tout que ce projet finira par se concrétiser. « Je crois qu’il faut du temps au Québec pour faire changer les choses et nous n’avons plus ce temps à notre disposition », a-t-il dit.